Economie

Consommation: Le National Price Consultative Council peut-il faire baisser les prix ?

Tâche herculéenne que celle confiée au National Price Consultative Council qui vient de démarrer ses travaux, si l’on prend en compte les nombreux facteurs qui influent sur le prix de vente au détail de nombreux produits.
Les plus optimistes attendent du Conseil consultatif sur les prix qu’il convainc les importateurs et les distributeurs de revoir leurs politiques de prix. C’est du moins la mission qu’elle doit se fixer. Il est bon, cependant, que les consommateurs comprennent les facteurs qui entraînent des prix excessifs.
Pour les distributeurs, l’exiguïté du marché, souvent évoquée, est le facteur le plus important. C’est ce qui explique, selon eux, la faible différence de prix entre des produits d’un marché spécifique. Relevons, à titre d’exemple, la faible différence entre les prix des diverses marques de fromage cheddar.
[row custom_class=""][/row] Du côté des détaillants, il n’est pas impossible, selon la Consumer Advocacy Platform (CAP), que des commerçants pratiquent des prix excessifs, percevant, du coup, des profits exagérés. S’il est normal, dans un contexte concurrentiel, que des points de vente pratiquent des prix différents, le prix affiché pour certains produits par certains détaillants peut être largement exagéré comparativement aux prix pratiqués par les grandes surfaces. Un décalage de Rs 7 à 17 sur un paquet de beurre, selon la marque, ou de Rs 12 sur un paquet de fromage, ou encore de Rs 17 sur une marque de céréale, est incompréhensible, voire inadmissible. Si la perception de profits excessifs est reconnue comme anticoncurrentielle, la pratique des prix abusivement bas, ou en dessous du prix coûtant, l’est autant. Car cette pratique, souvent identifiée dans les grandes surfaces, relève de la pratique de la marge arrière où des distributeurs sont appelés à offrir des concessions importantes en vue de voir leurs produits mis en valeur. Il est un fait que, de par leur volume de ventes, les grandes surfaces disposent tous d’une marge de manœuvre adéquate pour offrir des prix promotionnels sur des dizaines de produits chaque mois. Cela rend difficile la compilation des coûts des divers produits. Selon les observateurs, les relevés de l’Observatoire n’échappaient pas à ces influences.
Néanmoins, le constat sur l’écart entre les prix sur divers points de vente, est accablant. Plus de 40 %, selon des observations officielles. Ainsi, pour une marque de riz, le prix peut varier de Rs 150 à Rs 370 (différence de 147 % ), de Rs 26 à Rs 60 pour une marque de saucisses de poulet (différence 131 %), de Rs 140 à Rs 184 (32 %) pour une marque de lait en poudre, et de Rs 40 à Rs 92 (129 %) pour une marque de légumes surgelés.
Soit le supermarché le moins cher est en train de brader ses prix au point de vendre à perte, ce qui est invraisemblable, soit le point le plus cher est en train d’extorquer des prix exagérés des poches des consommateurs. Il faut reconnaître que le marché évolue dans un contexte de la libéralisation des prix, devant favoriser une concurrence saine et permettre aux consommateurs un plus grand choix.
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