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Consommation - Fruits et légumes plus chers : les Mauriciens se serrent la ceinture

Coup dur pour les consommateurs en ce début de 2021. Si le demi-kilo de pommes d’amour se vendait à Rs 30 deux semaines de cela, aujourd’hui, il faut compter jusqu’à Rs 60 le demi-kilo. De plus, en cette période de forte chaleur et de jeûne dans le cadre de la fête de Cavadee, les prix d’autres légumes ont pris l’ascenseur. Reportage au marché de Rose-Hill.

Légumes

La baisse de la production influence les prix 

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Les consommateurs estiment que les prix des legumes sont au dessus de leurs moyens.

Sur les étals du maraîcher Uday Ramchurn, le prix de la pomme d’amour se situe entre Rs 35 et Rs 60.  Il soutient que la raison derrière cette hausse des prix est la baisse dans la production.  «  Ce sont plutôt les pommes d’amour cultivées dans les serres qui sont disponibles sur le marché », dit-il.  Cette cherté, selon lui, devrait durer deux mois.  Pour lui, une chose est certaine : le jeûne en marge de la fête de Cavadee n’a rien à voir avec les prix des légumes. « C’est uniquement le climat qui influence les prix », indique-t-il.  Teddy Marie, un autre marchand de légumes, partage le même avis. « Les carêmes, que ce soit en marge du Cavadee ou de Maha Shivratree, tombent chaque année en période de forte chaleur et de fortes averses affectent la production. Ainsi, les conditions climatiques défavorables viennent influencer les prix », explique-t-il.  Par exemple, le demi-kilo de carottes se vend actuellement à Rs 30.  « Les consommateurs doivent être plus indulgents.  Si la qualité est bonne, il ne faut pas hésiter à débourser plus d’argent », dit-il.  Toutefois, il concède que certains prix sont vraiment exorbitants, à savoir, le chou qui se vend à Rs 60. «  Je comprends que c’est difficile pour les consommateurs  d’acheter à ce prix élevé », dit-il.

Fruits

Une hausse entre Rs 2 et Rs 5 

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Les fruits importés sont plus chers à cause du fret. 

Banane, coco, mangue, melon d’eau, les fruits locaux sont très prisés en ce moment. C’est ce qu’avance Vikram Ramdanee, marchand de fruits.  Quant aux fruits importés, dit-il, les prix ont augmenté suite à la hausse sur le coût de fret.  Par exemple, indique-t-il, la pomme et l’orange ont connu une hausse entre Rs 2 à Rs 3 l’unité. Alors que pour le kiwi, il faut compter une hausse de Rs 5 sur le prix. «  En raison de cette hausse des prix, on constate une baisse sur la vente des fruits importés », affirme-t-il.

Fleurs

Une augmentation de plus de 40 % sur les prix 

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Les fleurs importés sont en baisse sur le marché.

Très demandées dans le cadre de la célébration du Cavadee, les fleurs ont aussi connu des hausses des prix.  «  Si  l’année dernière, nous achetions une branche de chrysanthèmes à Rs 18, actuellement il faut compter Rs 34 pour la même branche. De plus, il faut ajouter la hausse du coût de fret et l’appréciation du dollar », indique Pravin Rajkoomary, marchand de fleurs.  Par conséquent, sur le marché local, le prix d’une branche de chrysanthèmes est passé de Rs 35 à Rs 50, soit une hausse d’environ 42 %.  Par ailleurs, dit-il, le volume d’importation a chuté.  Certaines fleurs, comme les œillets, ne sont plus disponibles.  Cependant,  notre interlocuteur affirme que les prix des fleurs locaux restent stables. «  À titre d’exemple, la rose se vend toujours à Rs 20 l’unité », souligne-t-il.

Parole aux consommateurs 

Harish B. : « Cher ou pas, on doit acheter des légumes »

Harish B, retraité, se rend au bazar de Rose-Hill  tous les jours pour avoir des légumes frais.  «  Je n’achète jamais de légumes pour les garder au réfrigérateur », dit-il.  Cependant depuis ces derniers jours, il constate que les prix ont monté en flèche.  «  De nombreux Mauriciens observent actuellement le jeûne dans le cadre de la fête de Cavadee  et consomment davantage de légumes. Qui dit hausse dans la demande, dit hausse des prix », appuie-t-il.  D’ailleurs, ajoute-t-il, c’est la même tendance chaque année. Toutefois, malgré la cherté des légumes, il les achète. «  En cette période de carême, je n’ai pas d’autres choix.  Il faut se serrer la ceinture », déplore-t-il.

Rimah Ramphul : « Je n’ai pas les moyens »

Pour la mère de famille, Rimah Ramphul, les prix des légumes et des fruits que pratiquent les maraîchers en ce moment sont au-dessus de ses moyens. «  Ce n’est pas possible qu’un demi-kilo de lalo se vende à Rs 90 et un demi-kilo de haricot à Rs 40. Je préfère ne pas en consommer en ce moment et attendre que les prix baissent », explique Rimah Ramphul. 

 

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