Faits Divers

Conflit à propos d’un titre de propriété : un assistant-recteur agressé en présence de ses proches au Bouchon

Louis Gérard Norbert Potié Louis Gérard Norbert Potié a été agressé par des jeunes pour une affaire de terrain.

Louis Gérard Norbert Potié, un assistant-recteur, âgé de 50 ans, a été agressé par un groupe de personnes au Bouchon. Il était en compagnie de ses proches. L’incident s’est produit le matin du mercredi 10 juillet 2019 en présence d’un arpenteur et de ses employés. « Si nou pa ti sove nou ti pou gayn la mor », lance le pédagogue.

Cette histoire a pour toile de fond un différend concernant une portion de terrain. Un groupe de personnes, habitant la localité, dit être propriétaires d’un terrain d’une superficie totale de 27 arpents, alors que l’assistant-recteur avance, pour sa part, qu’une portion 2,13 arpents, extraite de ces 27 arpents, lui a été léguée par ses grands-parents. Il dit détenir un contrat en bonne et due forme. Pour le prouver, l’assistant-recteur a décidé d’avoir recours à un arpenteur pour tirer les choses au clair.

« Afin d’éviter des inconvénients, j’ai tout fait conformément à la loi avant de procéder à l’arpentage. Le 9 juin, j’ai fait publier un avis dans ce sens dans trois journaux. Le 4 juillet, j’ai écrit au commissaire de police pour réclamer une présence policière lors de l’arpentage. Nous avions même annexé la Survey Notice rédigée par l’arpenteur à la lettre que nous avons adressée, le 3 juillet, à l’inspecteur de police de Vieux-Grand-Port pour réclamer une présence policière. Nous avions même montré à la police un ordre émis par la Cour suprême, le 27 janvier 2017, nous autorisant à procéder à l’arpentage dudit terrain », déclare Norbert Potié.

Il ajoute que, le mercredi 10 juillet, lorsqu’il s’est présenté sur ce qu’il considère être son terrain, trois arpenteurs et certains de ses proches y étaient déjà, mais point de policier. Toujours selon la version de cet interlocuteur, des jeunes se sont pointés et l’un d’eux lui aurait dit : « Ki zot pe fer la, nou terin sa. »

D’autres personnes se sont approchées et ont demandé à l’assistant-recteur et à ses proches de vider les lieux. Il a tenté d’expliquer les raisons de sa présence en ces lieux, mais un de ses proches  et lui ont été agressés par un des contestataires. « Nou finn prefere sov nou lavi e nou tou finn ale », dit-il.

Les victimes se sont rendues à l’hôpital de Rose-Belle pour des soins. Elles ont également porté plainte pour agression au poste de police de Plaine-Magnien.

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