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Confinement : rencontre avec Reshad «marsan poudine»

« Ena bouku lavenir dans sa metie la », nous confie d’emblée Reshad, 57 ans. Ce Portlouisien est ce qu’on appelle dans notre jargon à Maurice, un « marsan poudine ». Un métier qu’il pratique depuis 36 ans, nous raconte-t-il fièrement.

Grâce à ce travail, il a construit sa maison, grandi ses enfants et « mone marye ar sa travay la meme », nous partage Reshad qui rayonne de joie et de bonne humeur.

Depuis que nous avons engagé la conversation avec lui, vendredi, il a reçu la visite de plus d’une quinzaine de clients. Ces derniers sont venus acheter des « poudines » et autres douceurs qui se trouvent dans une boîte vitrée accrochée à sa motocyclette. Le marchand connaît la plupart des clients et il fait un petit brin de causette avec certains.

Sa journée commence à 4 h 00 du matin. Il prépare ses « poudines de maïs, « oundée », « poutou », « poudine de gréau », entre autres, puis les installe dans sa « vitrine ».

Après sa prière matinale, Reshad enfourche sa moto et prend la direction du village de Pamplemousses où il ira vendre ses gâteaux. À 6 h 00, il est déjà sur place, près du centre Communautaire du village. D’habitude, il va près des écoles, mais en confinement, il n’y a pas trop de mouvements près des établissements scolaires du village.

De temps en temps, il fait sa petite tournée. Après Pamplemousses, il met le cap vers Mont-Goût, puis à Ilot avant de rentrer chez lui.

Après une bonne journée, Reshad se repose. Ce métier, c’est sa fierté. Il a beaucoup persévéré dans la vie. «Bisin ena patience», indique-t-il.

 

 

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