Magazine

Confection d’un kanwar : entre ingéniosité et créativité

Faire preuve d’ingéniosité et de créativité chaque année pour marquer la fête de Maha Shivaratree en confectionnant des Kanwars de toutes dimensions n’est pas exclusivement à l’agenda de Rajee Ramnial. Il vise aussi, à travers cette initiative annuelle, à mobiliser des jeunes pendant tout un mois dans les différentes étapes de production d’un kanwar et aussi les réunir dans la prière. C’est parce que le kanwar est un temple, la maison de Dieu.

Comme il l’indique avec conviction, pendant ce lapse de temps où les jeunes sont actifs, ils seront très loin de la tentation que suscitent la drogue et autres méfaits sociaux. En effet, il faut un mois de préparation pour tout organiser, depuis la collecte des cannes de bambous à la découpe des toiles et la mise en place des structures, qui nécessitent deux semaines de travail.

On procède ensuite, pendant une semaine ou deux, au montage, pour ensuite terminer le tout pendant deux autres semaines pour la décoration et les autres travaux, dont l’installation des lumières et des fleurs pour terminer le kanwar. Chaque année, c’est un diffèrent kanwar en terme de taille et de divinité qu’on expose.

Ce qui exprime aussi notre dévotion aux divinités, ainsi que nos témoignages sur le cycle de la naissance, la souffrance, la mort et la renaissance, a-t-il tenu à préciser. L’utilisation de la toile blanche implique la pureté.