Condamné à 35 ans de prison : Edgar Henri Joly demande à recourir au Privy Council

Par Kursley Thanay
Publié le: 20 février 2026 à 13:00
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Edgar Henri Joly est incarcéré à la prison de Beau-Bassin.

Détenu à la prison centrale de Beau-Bassin, Edgar Henri Joly, 43 ans, un ancien policier de l’Anti-Drug and Smuggling Unit, demande l’autorisation d’interjeter appel devant le Conseil privé du Roi. Il a présenté une demande en ce sens devant la Cour suprême. 

Edgar Henri Joly souhaite soumettre treize points en appel devant le Conseil privé du Roi. C’est pour contester le jugement en appel de la Cour suprême en date du 14 janvier 2026. Celui-ci confirme sa condamnation à 35 ans de prison et aussi à une amende de Rs 150 000. 

La demande d’Edgar Henri Joly pour obtenir l’autorisation d’interjeter appel devant le Privy Council a été appelée le lundi 9 février 2026 devant la Cheffe juge Bibi Rehana Mungly-Gulbul. L’affaire a été renvoyée au 23 février 2026.

Edgar Henri Joly a été condamné à la suite d’un procès aux assises en relation avec l’importation de 2 002,7 g d’héroïne, d’une valeur de Rs 30 millions. 

Il avait été jugé aux côtés de Seewoosing Dayal, Louis Wenstley Jasmin et Mohammad Jamil Motaleb. Ce dernier a été acquitté. Seewoosing Dayal et Louis Wenstley Jasmin ont été condamnés à quarante ans et trente ans de prison. 

Edgar Henri Joly a été jugé coupable d’avoir aidé à l’importation de la drogue. Il a facilité la recherche d’un convoyeur.  

Dans son affidavit, Edgar Henri Joly soutient que son pourvoi soulève « des questions sérieuses de droit et d’application constitutionnels ». Ses points d’appel concernent la régularité de son procès devant les assises sans jury, estimant que, compte tenu de la gravité des accusations et de la peine, son droit constitutionnel à être jugé par ses pairs aurait été compromis. Ensuite, il critique la sévérité de sa sentence, en soulignant qu’en vertu de l’article 51A de la Reform Institutions Act, il ne peut bénéficier d’aucune remise de peine. Ce qui, selon lui, pose une question de proportionnalité et d’égalité devant la loi, d’autant plus qu’il invoque aussi des retards qu’il qualifie d’injustifiés dans la procédure. Enfin, il remet en cause la solidité de sa condamnation, affirmant qu’elle repose « materially and decisively » sur le témoignage de Kamlesh Radha, un complice qui a bénéficié d’avantages en détention.

Edgar Henri Joly est représenté par Mᵉ Rama Valayden, Senior Counsel, et Mᵉ Anandhi Singh Kasory-Bandhu, avouée. 

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