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Concasseuse abandonnée, arbres dangereux et mur qui penche : attention danger à Le Hochet !

Le Hochet Un autre tronc menace de tomber, le mur penche dangereusement à certains endroits et ces grands arbres Bois Noir débordent sur la voie publique.

C’est un problème auquel fait souvent face le public : des terrains abandonnés avec pour conséquence des arbres qui grandissent et finissent par devenir un danger public, des murs fissurés qui menacent de s’écrouler... Quelle est la solution dans ce cas ?

Les membres du public ne souhaitent sûrement pas qu’une grosse branche qui penche sur la voie publique se casse et fracasse le toit de leur véhicule. Ou pire, leur tête ou leurs épaules. Rappelez-vous, il n’y a pas si longtemps, il y avait eu mort d’homme quand une branche s’est abattue sur sa voiture.

Kamla, la cinquantaine, habite Le-Hochet, Terre-Rouge. Elle dénonce le cas de deux arbres qui menacent la sécurité des passants de Dhanush Lane. Ces arbres Bois Noir ont poussé dans la cour de l’ancienne concasseuse Dhanush. Ils sont devenus tellement hauts aujourd’hui que leurs branches penchent dangereusement sur la route. La dame souligne que le Dhanush Lane est un chemin très fréquenté, surtout par les petits écoliers qui se rendent à l’école de gouvernement du coin.

La dame ajoute que depuis que l’ancien concasseur a cessé ses activités, la cour a été laissée dans un état d’abandon total. « Le terrain est en friche, le mur en briques est fissuré de partout et penche dangereusement sur le Dhanush Lane », assure-t-elle.

Ce que souhaite Kamla – et d’autres habitants de la région – c’est que les autorités trouvent une solution au plus vite, avant qu’un grave accident ne survienne. « Toutes les autorités ont été contactées (Central Electricity Board, Police de l’Environnement, Special Mobile Force, le conseil de district de Pamplemousses). Des officiers sont venus sur place pour un constat. On a seulement élagué les hautes branches, les arbres demeurent et les branches ont repoussé (normal, non !)... », déplore-t-elle. Elle ajoute que bien que les autorités aient promis de rechercher le propriétaire, et solliciter son intervention, aucune mesure n’est intervenue par la suite.

Rôles du conseil de district et de la RDA

Pour trouver une solution aux problèmes qui se posent à Dhanush Lane, la rédaction s’est entretenue avec Sunael Purgus, président du conseil de district de Pamplemousses. « Les arbres sont situés dans la propriété de l’ex-Dhanush Stone Crusher, c’est une propriété privée. Quand les arbres sont situés dans une réserve, mais que les branches tombent sur une cour latérale, le conseil prévoit un service d’élagage. Ici, le problème est situé sur un chemin principal, cela tombe sous la responsabilité de la Road Development Unit (RDA) », assure-t-il.

La seule démarche du conseil, c’est de retrouver le propriétaire des lieux. « Une fois qu’on l’aura trouvé, nous lui écrirons. Nous pouvons aussi intervenir sous les dispositions de la Building Control Act pour lui demander de dire comment il compte résoudre ce problème de mur fissuré, qui penche dangereusement sur la chaussée », déclare Sunael Purgus. Toutefois, il concède que le conseil éprouve beaucoup de difficultés pour retrouver des propriétaires dont les terrains constituent des sources réelles de problèmes.

Le conseil n’a-t-il pas les données de ceux à qui il a accordé des permis de construction ? « Si, répond Sunael Purgus, mais Dhanush Stone Crusher a existé pendant longtemps et le permis a été accordé par l’instance qui existait à l’époque (PRDC). Les données ont changé maintenant. Par exemple, à Port-Louis, les dossiers de l’époque étaient numérotés 08547. De zéro on est passé au chiffre 2. Ainsi, beaucoup de données sont devenues caduques. Nous allons contacter le ministère du Logement et des Terres, ils doivent avoir un cadastre qui permettra de retrouver le propriétaire. »

Pouvoir limité

On se souviendra que quand Raj Dayal, alors ministre de l’Environnement, avait introduit un protocole en rapport avec les arbres qui sont sources de problèmes sur les routes, les municipalités et les conseils de district détenaient un certain pouvoir pour intervenir, tout en consultant le département des Bois et Forêt ou ministère de l’Environnement. « C’est vrai, mais aujourd’hui le conseil n’a pas le pouvoir d’aller couper les arbres », admet Sunael Purgus.

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