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Commission d'enquête sur Britam - Roshi Bhadain : «Le gouvernement marque contre son camp»

Roshi Bhadain

De  retour au pays après plus d'une semaine, le leader du Reform Party, Roshi Bhadain, s'est expliqué sur la vente des actions de Britam Holdings Ltd qui sera sous la loupe de la commission d'enquête instituée par le gouvernement.

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Selon lui, ce deal a été conclu « entre la trésorerie kenyane et l'Etat mauricien ». « Own goal du gouvernement », a t-il soutenu.

« Cette commission d'enquête n'a aucune raison d'être », a avancé Roshi Bhadain, le leader du Reform Party, qui a tenu une conférence de presse explicative sur la vente des 23,34 % d'actions de Britam Holdings, le lundi 17 avril à l'hôtel Voilà Bagatelle. «  Les informations disponibles sur Internet et au niveau du ministère des Finances démontrent que tout a été fait de manière transparente », a affirmé l'ancien ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance. Avec les projections sur écran géant, Roshi Bhadain a expliqué la teneur des correspondances échangées entre les différents acteurs impliqués dans cette vente des actions.

En ce qui concerne l'offre du groupe MMI, l’ex-ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance  a laissé entendre qu'il s'agissait d'une offre « non binding » en affichant la lettre que les Sud-Africains lui avaient adressée le 14 octobre 2015.

Le contenu de cette lettre laisse entrevoir que cette offre avait été exposée au ministre des Finances d'alors, Vishnu Lutchmeenaraidoo, au gouverneur de la Banque centrale et à PricewaterhouseCoopers (PwC). Il affirme que par la suite il y a eu les réponses fournies par le ministre des Finances à une question parlementaire  du député Reza Uteem le 1er septembre 2015 au Parlement. Réponse dans laquelle Vishnu Lutchmeenaraidoo a avancé que « la banque Barclays avait été approchée pour trouver un acheteur ».

Sauf que selon Roshi Bhadain, dans la lettre que la banque Barclays allait adresser  à Dev Manraj, le secrétaire financier, le  11 septembre suivant, elle évoquera une situation de « controlling stake » qui est un actionnariat majoritaire de 50% alors qu'il y avait 23.34% en jeu.

Entretemps, a affirmé l'ancien ministre, il y a eu d'autres groupes intéressés mais dans la foulée, les autres actionnaires de Britam avaient signifié leur intention de racheter les actions détenues précédemment par Dawood Rawat. Roshi Bhadain laisse entendre que « les pourparlers allaient avoir lieu à partir de décembre 2015 entre la trésorerie kenyane et le secrétaire financier, Dev Manraj ». Roshi Bhadain a soutenu que le Memorandum of Understanding allait être signé le 11 mars 2016 alors que le deal a été finalisé en avril.

Selon l’ex-ministre des Services financiers, « le deal a été conclu entre les deux parties prenant en considération l'échéance des remboursements qui devaient être effectués en faveur des détenteurs des polices d'assurance ». En ce qui concerne « le trou des Rs 600 millions », Roshi Bhadain a expliqué que le deal de Rs 2.5 milliards conclu comporte aussi des conditions. Parmi, « le virement de Rs 504 millions tenant en compte l'évaluation des actions de Britam et en fonction de la profitabilité de la compagnie ». « Ce versement selon les documents signés devrait intervenir  le 30 avril 2017 », a-t-il laissé entendre.

 

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