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Commission d’enquête sur Britam Kenya : les autorités kenyanes ont-elles exercé des pressions sur la partie mauricienne ?

La commission d’enquête sur la vente des actifs de Britam Kenya est en mode « wrapping-up ». Après l’audition de l’ancien ministre des Services financiers, Roshi Badhain, l’ancien juge Bushan Domah et ses deux assesseurs se penchent désormais sur la vérification des documents soumis à la commission. Les explications du gouvernement kenyan sont attendues concernant les pressions qu’auraient exercées la partie kenyane pour que l’offre sudafricaine soit mise à l’écart. 

Lors des 26 auditions qui ont eu lieu pendant un peu plus d’un an, toutes les parties concernées se sont renvoyées la balle, que ce soit le ministère des Finances, la National Property Fund Ltd, la firme BDO, la Financial Services Commission, le Premier ministre d’alors, sir Anerood Jugnauth, ou l’ancien ministre Roshi Bhadain.  

Ils ont tous déposé des documents, en espérant pouvoir se tirer d’affaire. Mais la question qui demeure : Qui dit vrai sur les circonstances dans lesquelles les Special Administrators ont délaissé l’offre de MMI Holdings d’un montant de Rs 4,3 milliards pour privilégier l’offre kenyane de Rs 2,4 milliards ? L’on sait que deux réunions ont eu lieu à Nairobi, mais seule la partie mauricienne a donné sa version de ces négociations. Plusieurs zones d’ombre restent à être éclaircies et l’espoir de la commission repose sur ces documents kenyans. 

Les autorités kenyanes ont-elles exercé des pressions sur la partie mauricienne ? Ce n’est qu’après avoir étudié le dossier, que la décision de faire le déplacement au Kenya ou pas sera prise. Ou s’il y a matière à auditionner, encore une fois, quelques protagonistes de cette transaction controversée. Ce qui est clair à ce stade, toutefois, des fonctionnaires seront égratignés pour leur manque de discernement quand il s’agit de décision politique.