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Comment mieux utiliser les Rs 10 milliards pour stabiliser les prix ?

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 2 July 2026 à 12:32
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Suttyhudeo Tengur estime que l’efficacité des Rs 10 milliards annoncées dépend avant tout d’un changement de logique dans la gestion du dispositif. « Le gouvernement doit passer d’une logique de réaction à une véritable stratégie de maîtrise des prix.

Les fonds devraient être concentrés sur les produits qui représentent la plus grande part du budget des ménages : riz, farine, huile alimentaire, lait, médicaments essentiels et produits d’hygiène », affirme-t-il. Il plaide également pour un meilleur contrôle des marges commerciales et une transparence accrue. « Le pouvoir d’achat ne se protège pas par des annonces, mais par des résultats visibles », ajoute-t-il, appelant à publier régulièrement les économies réellement réalisées par les consommateurs.

Claude Canabady, de la Consumers’ Eye Association (CEA), met l’accent sur la nécessité d’une approche participative et basée sur les données. Pour lui, la politique de stabilisation des prix doit être construite à partir des réalités vécues par les consommateurs. « Il faut ratisser large et avoir le maximum d’informations, en particulier sur les points de vue et les idées des consommateurs », explique-t-il. Il propose de mener des enquêtes directement à la sortie des supermarchés afin de mieux comprendre les besoins des ménages. « J’ai suggéré dans le passé qu’on fasse un sondage auprès des consommateurs en leur demandant des questions à leur sortie des supermarchés », précise-t-il. Il insiste aussi sur la nécessité d’une approche structurée : « L’approche doit être beaucoup plus scientifique. Faire des roadshows et consulter le plus grand nombre possible. »

Du côté du commerce, Vicky Hanoomanjee plaide pour une réforme axée sur la performance et la transparence du mécanisme. Selon lui, le Price Stabilisation Fund doit évoluer pour devenir plus lisible et mieux ciblé. « À mon sens, le Price Stabilisation Fund gagnerait à évoluer vers un dispositif davantage orienté sur la performance et la transparence », affirme-t-il. Il recommande une communication régulière sur les produits soutenus et les montants engagés afin de mesurer les résultats réels. Il insiste également sur la nécessité d’un mécanisme plus agile et ciblé sur les produits essentiels et les ménages vulnérables. Par ailleurs, il souligne l’importance d’un dialogue constant entre tous les acteurs de la chaîne économique : gouvernement, importateurs, distributeurs et associations de consommateurs. « L’objectif doit être non seulement de contenir l’inflation à court terme, mais également de renforcer la résilience de la chaîne d’approvisionnement et le pouvoir d’achat des ménages sur le long terme », dit-il.

Pour sa part, Alain Saverettiar, directeur général de King Savers, adopte une position plus prudente. « Malheureusement, je ne connais pas le mécanisme mis en place et de ce fait je ne peux me prononcer sur la question », indique-t-il. Il ajoute néanmoins une observation générale : « Tout subside ou soutien soulage le consommateur. »

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