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Comment fera Soodhun pour distinguer un ancien squatter d’un nouveau ?

Textes: Showkutally Soodhun : Une situation durable et humaine pour les squatters de Port-Louis (Samedi Plus du 5 septembre 2015). Les nouveaux squatters ne seront pas tolérés, promet  Soodhun (Week-End du 6 septembre 2015) Commentaire: Democracy Watch part, ici, du point de vue que les Terres de l’Etat sont le bien immobilier de tous les Mauriciens, et plus particulièrement des contribuables et des consommateurs, sinon celui des enfants de nos enfants. C’est dire qu’ils auront, à l’avenir, le droit de nous réclamer des comptes sur la moindre parcelle de ce bien public […]. Cela nous donne le droit, au nom des enfants de nos enfants, de demander des comptes au gouvernement en place, que nous avons plébiscité, le 10 décembre 2014 […]. Nous savons trop que le fléau des squatters […] n’est que le triste résultat d’une incapacité chronique de nos dirigeants politiques, depuis des lustres, sinon avant même l’Indépendance, de mettre  fin à une situation, chaque jour plus chaotique, permettant tristement à des plus malins, moins scrupuleux que d’autres, de confisquer, à leur usage personnel, des terres appartenant à tous, y compris nos voies publiques. Voici une autre dégradation, contre laquelle nos dirigeants […] sont d’une impuissance décourageante. Elle concerne l’effet boule de neige de pareils fléaux. […] Chaque squatter, chaque marchand de rue, contre lequel nos dirigeants se révèlent tristement  impuissants et qu’ils  amnistient généreusement à nos dépens, entraîne d’autres personnes par dizaines à suivre leur mauvais exemple, à profiter davantage des léthargies gouvernementales et ministérielles. Soodhun aurait été soudain efficace s’il songeait à revenir aux mesures foncières en vigueur à l’époque coloniale. Rappelons-lui seulement que, avant l’Indépendance,  tout  Crown land menacé d’être squattérisé faisait immédiatement l’objet d’une clôture et de la mise en place de panneaux d’avertissements, menaçant de trépas ou presque  le moindre intrus (tresspasser) a fortiori le moindre squatter. Le gouvernement colonial disposait alors d’une police capable de défendre le moindre pouce carré de Crown land. Il serait intéressant de dénombrer nos gabelous également squatters ou marchands de rue, preuves s’il en faut qu’ils ne sont pas à un délit près et que nous ne pouvons guère compter sur eux pour défendre les terres d’Etat que nous aurons à léguer intactes aux enfants de nos enfants. Democracy Watch note aussi avec tristesse l’action de certains politiciens que la rumeur publique même malveillante accuse méchamment d’avoir invité des citoyens à squatter nos terres d’Etat, et d’empiéter allègrement nos rues, en leur promettant de légaliser leur vol dès leur arrivée au pouvoir. Jusqu’à quand jouiront-ils d’une quasi-impunité malgré l’alternance du pouvoir politique ? […] A propos comment se prend-t-on pour distinguer un nouveau squatter à pourfendre d’un ancien à choyer ?
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