Commémoration Sir Gaëtan Duval raconté par les « Joes »

Par Fabrice Jaulim O commentaire
Les partisans du PMSD

Comme tous les ans, les « Joes » commémorent l’anniversaire de la mort de sir Gaëtan Duval.

Cette année, cela fait 22 ans que le leader charismatique du Parti mauricien social-démocrate (PMSD) nous a quittés. « Il a eu une vie tellement remplie que nous découvrons de nouvelles choses chaque année », a avancé Xavier-Luc Duval, le samedi 12 mai, à la mairie de Port-Louis où se sont réunis des membres du parti.

Un film retraçant la vie de sir Gaëtan Duval a été projeté. Par la suite, ceux l’ayant côtoyé, à l’instar de Jacques Panglose, ont partagé avec l’assistance  des témoignages et des anecdotes sur l’ancien leader des bleus. « En cour, il était un adversaire impitoyable.  Il ne lâchait jamais prise. Ses contre-interrogatoires était pénibles pour son opposant », se souvient l’avocat.

Jacques Panglose a été l’un des premiers élèves de sir Gaëtan Duval. Il n’a pas tari d’éloges sur « son ami  ». « Il ne reculait devant rien et respectait toujours ses engagements. » L’avocat a fait ressortir qu’il a eu le privilège de côtoyer l’un des plus grands hommes du pays. « Il faudrait une statue à l’effigie de Gaëtan, en tenue d’avocat, dans l’enceinte de la Cour suprême, car il a été le plus grand avocat de ce pays », estime-t-il.

Fatima Domun est l’épouse d’Azad Domun, un fervent supporteur du PMSD. Elle raconte que ses parents, partisans du Mouvement militant mauricien, n’aimaient pas sir Gaëtan Duval. Ils avaient refusé que leur fille épouse Azad Domun. Il a fallu attendre six ans pour que leur union soit scellée. En attendant, les parents de Fatima Domun avaient appris à connaître sir Gaëtan Duval car il leur rendait souvent visite. « C’est parce que mes parents ont apprécié sir Gaëtan Duval qu’ils ont donné leur accord pour le mariage », se remémore-t-elle. Elle a également parlé de l’humour exceptionnel du politicien.

Mario, de Résidences Malherbes, a, quant à lui, raconté comment sir Gaëtan Duval venait « égayer » la cité. Il se souvient que dans les années  70, l’ancien leader des bleus avait payé des billets aux enfants défavorisés de Curepipe afin qu’ils assistent au concert du chanteur Hugues Aufray. Marie-Josée Clency a, pour sa part, raconté comment les chanteurs locaux ont pu se produire dans les hôtels grâce à l’ancien ministre du Tourisme.