Chikungunya : surveillance renforcée après la détection de 15 nouveaux cas

Par Sharone Samy
Publié le: 19 février 2026 à 11:57
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La situation sanitaire liée au Chikungunya suscite une vigilance accrue des autorités. Selon les derniers chiffres communiqués par le ministère de la Santé, 15 nouveaux cas ont été enregistrés dans l’après-midi du mercredi 18 février. Depuis le début de l’année, le nombre total de cas détectés s’élève désormais à 93.

Le directeur par intérim des services de santé publique, le Dr Fazil Khodabocus indique que le pays enregistre actuellement entre trois et sept nouveaux cas par jour, ce qui témoigne d’une circulation active du virus dans certaines régions. Les mêmes zones reviennent régulièrement dans les relevés épidémiologiques : Roche-Brunes, Plaisance Rose-Hill, Stanley, Cité La Cure, ainsi que deux cas signalés à Quatre-Bornes.

« La situation est assez sérieuse, puisque nous avons 15 nouveaux cas. Cela démontre que la densité de moustiques dans ces régions est assez élevée. Il faut redoubler de vigilance, car avec les pluies de ces derniers jours, nous risquons d’avoir des espaces propices au développement de gîtes larvaires », prévient-il.

Le chikungunya est une maladie virale transmise par la piqûre du moustique Aedes, principalement l’Aedes albopictus, également vecteur de la dengue. Le virus se propage lorsqu’un moustique pique une personne infectée puis transmet le virus à une autre personne lors d’une piqûre ultérieure. La transmission ne se fait donc pas directement d’une personne à une autre, mais par l’intermédiaire du moustique. Les environnements où l’eau stagnante est présente favorisent la reproduction de ces insectes, notamment les soucoupes sous les pots de fleurs, les pneus usagés, les récipients non couverts ou encore les gouttières obstruées.

Les symptômes

Les autorités sanitaires insistent sur la nécessité de limiter les gîtes larvaires, surtout en période de pluies, lorsque les accumulations d’eau se multiplient. Le ministère indique suivre la situation de près et maintenir ses opérations de surveillance et de contrôle anti-vectoriel dans les régions concernées.

Sur le plan clinique, le chikungunya se manifeste généralement par une forte fièvre soudaine, accompagnée de douleurs articulaires intenses, souvent invalidantes. Les patients présentent également des courbatures, des maux de tête, de la fatigue et parfois des éruptions cutanées. « Selon nos dernières données, la plupart des personnes en observation sont stables, mais présentent des courbatures et de la fièvre », précise le directeur par intérim des services de santé publique.

Prévention indispensables

Si la maladie est rarement mortelle, elle peut entraîner des complications, notamment chez les personnes âgées ou celles souffrant de maladies chroniques. Les douleurs articulaires peuvent persister plusieurs semaines, voire plusieurs mois dans certains cas.

Face à cette situation, les membres du public sont appelés à faire preuve d’extrême vigilance. Il est recommandé d’utiliser des répulsifs, de porter des vêtements couvrants et d’installer des moustiquaires lorsque cela est possible. L’élimination des eaux stagnantes autour des habitations demeure toutefois la mesure la plus efficace pour limiter la prolifération des moustiques. Alors que les pluies récentes créent un environnement favorable au développement des larves, les autorités rappellent que la lutte contre le chikungunya repose autant sur l’action institutionnelle que sur la responsabilité individuelle.

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