Mise à jour: 15 janvier 2026 à 13:00

Chikungunya : les autorités mobilisées face à la progression des cas

Par Jean-Marie St Cyr
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Un nouveau cas de chikungunya a été détecté mercredi à l’avenue Surcouf, à Camp-Levieux. Depuis le début de l’année, le nombre de cas locaux de la maladie s’élève à 10, et à 15 depuis la mi-décembre.

Mardi, deux autres cas avaient été recensés : un homme de 62 ans, résident de la rue Malartic à Rose-Hill, admis dans une clinique privée des Hautes Plaines-Wilhems, et une femme de 37 ans, habitant Cité La Cure, hospitalisée au Dr A.G. Jeetoo.

Ces nouveaux cas portent à trois le nombre de cas actifs et à neuf le nombre de cas locaux confirmés depuis le 1ᵉr janvier, précise le Dr Fazil Khodabocus, directeur par intérim des services de santé.

La situation préoccupe les autorités sanitaires. Selon le Dr Khodabocus, ces cas ont été rapportés dans différents quartiers de Rose-Hill et ses alentours – Plaisance, Roches-Brunes et Camp Levieux –, ce qui laisse penser qu’il y a un petit foyer de moustiques infectés dans la région. Cité La Cure demeure également sous surveillance, car plusieurs cas de chikungunya avaient été recensés dans le passé dans cette localité.

« Même si des cas ont été détectés dans ces localités, cela ne veut pas dire que nous ne nous occupons pas des autres régions », fait comprendre le Dr Khodabocus. Il souligne qu’avec la mobilité de la population, les cas de la maladie peuvent survenir n’importe où. Avec les récentes pluies, le risque de prolifération de moustiques est réel.

Face à cette situation, plusieurs mesures ont été mises en place. Des surveillance officers ont été déployés dans la région de Rose-Hill pour effectuer le « fever survey » et le traçage de cas. « Nous avons constaté qu’il y a beaucoup d’amoncellements de déchets dans la région », indique le directeur par intérim. Le ministère de l’Environnement a été sollicité pour faire le grand nettoyage. Les syndics des divers appartements de la région ont aussi été appelés à collaborer dans ce programme, ainsi que les membres du public en général.

« Le nettoyage est important, car peu importe le nombre de feuilles mortes, les autres déchets peuvent servir de gîtes larvaires pour que les moustiques puissent peupler », explique le Dr Khodabocus. Il invite la population à se débarrasser de tous les objets – pneus usés, boîtes de conserve – qui peuvent retenir de l’eau, car les moustiques peuvent y pondre leurs œufs.

Dépistage et protection

Le directeur des services de santé recommande également d’utiliser des produits répulsifs afin de se protéger des piqûres de moustiques et de porter des vêtements à manches longues. « Les moustiques de la famille albo pictus piquent durant la journée et peuvent ainsi facilement transmettre le chikungunya s’ils sont infectés par la maladie », précise-t-il.

Le Dr Khodabocus rappelle que les symptômes de la maladie sont la fièvre, des douleurs articulaires et des éruptions cutanées. Dans une telle situation, il est recommandé de consulter un médecin pour faire le test et avoir les traitements appropriés.

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