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Chez Feroz Bhoyroo : chauds les gâteaux piments !

Feroz Bhoyroo Il faut maintenir la qualité et satisfaire les clients.

Il est 4 heures du matin, le jour n’a pas encore commencé à poindre. Feroz Bhoyroo s’affaire dans sa cuisine en compagnie de son fils. Ils malaxent les pâtes qui serviront pour la confection d’environ un millier de beignets qu’ils serviront à leurs clients dès 8 heures.

À la rue Remono, Rose-Hill, le snack de Feroz Bhoyroo s’est taillé une solide réputation grâce à ses beignets. Aujourd’hui âgé de 52 ans, l’entrepreneur tient son business depuis plus de 8 ans. Autant dire qu’il a trouvé la bonne recette. Il revient pour nous sur son parcours.

La passion de Feroz Bhoyroo pour la restauration remonte à 1995. Alors âgé de 36 ans, il travaillait dans un snack. En 2011, fort de 16 années d’expérience, il décide de se mettre à son compte et d’ouvrir son propre snack.

Tawa et belna

« Je m’en souviens encore. C’est le 9 mai 2011 que j’ai démarré mon business. J’ai choisi de me spécialiser dans la vente de beignets, ces produits typiquement mauriciens », relate-t-il non sans une dose de fierté.

Pour démarrer son business, il a dû investir dans la location d’un emplacement, du matériel de cuisine dont un four, des plaques à gaz et les fameux tawa et belna. De même, il s’est constitué un stock de marchandises. « Quand on confectionne des beignets, il est indispensable d’avoir les bons outils et les équipements pour être productif », soutient-il.

Aujourd’hui, le snack de Feroz Bhoyroo s’est fait un nom. Il propose les beignets suivants : samoussa, gâteau piment, gâteau arouille, baja, chana puri, piment cari fourré, ainsi que du pain frit.

Quelle est la clef de son succès ? Feroz Bhoyroo répond : « Il faut maintenir la qualité et satisfaire les clients. Les gâteaux doivent être confectionnés avec beaucoup d’amour et de principes. »

Bien sûr, au début de sa carrière, le restaurateur a connu des moments difficiles avant de se stabiliser. Mais l’expérience aidant, il arrive désormais à gérer son business sans problème. Dans son snack, les clients affluent. Il en accueille chaque jour plus de 150. Parmi, des gens de tous âges et de toutes les couches de la société. Il gère son business avec son fils.

Réseaux sociaux

Plus tard, il pense améliorer l’emplacement, investir dans la rénovation, changer la décoration intérieure et l’aspect visuel. Ses concurrents sont surtout dans la région de Rose-Hill. Mais, pour lui, ces derniers ne sont pas une menace parce que le marché est assez grand pour tout le monde. « Chaque vendeur de beignet peut gagner sa vie honorablement », dit-il.

Pour accroître sa clientèle, Feroz Bhoyroo songe à se servir des réseaux sociaux comme Facebook pour mieux se faire connaître et améliorer sa visibilité.

Si la restauration est pour lui une passion, notre interlocuteur concède que ce métier n’est pas de tout repos et pour gagner sa vie, il doit consentir à beaucoup de sacrifices au quotidien. Pour les préparatifs, il doit se réveiller vers 4 heures du matin. Son fils l’aide dans sa tâche. Le pétrissage des pâtes, le mélange des ingrédients et d’autres tâches préliminaires se font chez lui. Vers 7 heures, il arrive à son snack où commence la friture des beignets dans de l’huile fumante en attendant l’arrivée des premiers clients vers 8 heures. Le service continuera jusqu’à 17 heures. Après cette longue journée de travail, Feroz Bhoyroo rentre chez lui avec le sentiment du devoir accompli. « La restauration est un métier difficile. C’est valable pour tous les métiers d’ailleurs. Mais je me sens bien dans mon travail. Ce métier est très gratifiant parce que c’est grâce à lui que je peux nourrir ma famille », ajoute-t-il.

Si vous passez par Rose-Hill et que l’envie vous prend de croquer dans un bon beignet, vous pouvez faire un saut au snack de Feroz Bhoyroo.

Ses conseils aux entrepreneurs

Quel conseil donnerait-il aux jeunes qui veulent se lancer dans la restauration ? Feroz Bhoyroo explique que le plus important, c’est de maintenir la qualité des produits. « Les produits doivent être bons pour satisfaire les clients. Si avec le temps, le produit perd de sa qualité, le commerçant perdra sa clientèle, ce qui peut ruiner le business. Il faut avoir de bons principes dans la vie et être honnête vis-à-vis des clients. Il faut aussi être très accueillant et savoir traiter le client. Il faut aussi avoir de la patience quand on démarre un business, car il y a des hauts et des bas dans l’entrepreneuriat. De plus, les prix doivent être abordables pour attirer les clients. Un entrepreneur qui se lance dans la restauration doit être ponctuel et régulier dans son travail », conseille-t-il.

Fournisseur d’une grosse enseigne

La réputation de Feroz Bhoyroo n’est plus à faire. Pour preuve, depuis un an et demi, le snack a conclu un partenariat avec une grosse enseigne locale. Ainsi, il lui fournit plus de 300 gâteaux piments et chana puri. Par ailleurs, ses services sont souvent sollicités, lors des fêtes, comme les anniversaires et mariages. Jusqu’ici, sa plus grosse commande concernait 1 500 bajas et 1 500 gâteaux piments pour un mariage. 

Dany Le Bon

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