Faits Divers

Chèques en bois de Rs 3,3 M : une directrice jugée coupable

Cour intermédiaire La Cour prononcera la sentence le 11 octobre 2018.

Une directrice d’entreprise a plaidé coupable d’avoir émis 11 chèques sans provision à l’ordre d’une agence de voyage. La Cour prononcera la sentence le 11 octobre 2018.

Une directrice d’entreprise a comparu devant le magistrat Sachin Boodhoo le 9 août 2018. L’habitante de Floréal a été jugée coupable sous les 11 chefs d’accusation qui avaient été retenus contre elle pour avoir émis des chèques sans provision. Elle avait plaidé coupable. Il lui est reproché d’avoir émis des chèques d’un montant total de Rs 3 319 921 entre le 22 avril 2011 et le 20 avril 2012. Cependant, les chèques n’ont pu être honorés. La Cour prononcera la sentence le 11 octobre 2018.

Le constable Govind a été appelé à la barre des témoins le 9 août 2018. Il a présenté les 11 chèques recueillis par la police au cours de l’enquête. Il s’agit de chèques de la défunte Mauritius Post and Cooperative Bank Ltd tirés à l’ordre d’une agence de voyage. Les délits ont été commis à travers des compagnies au sein desquelles l’accusée était signataire. La présumée victime avait porté plainte à la police au nom de l’agence de voyage qu’elle représentait.

Témoignage sous serment

Lors de son témoignage sous serment, l’accusée a précisé qu’elle est à la fois femme d’affaires et mère de famille. Elle a ajouté que, dans les faits, elle ne doit pas d’argent à la plaignante. Elle a toutefois souligné qu’elle devait Rs 3,5 millions à la sœur de la plaignante. L’accusée a avancé qu’elle est parvenue à un accord avec la sœur le 27 mai 2015 pour régler la dette. Le même jour, la plaignante s’est rendue à la police pour retirer sa plainte contre l’accusée.

Durant sa plaidoirie, Me Gavin Glover, Senior Counsel, a mis en exergue le casier judiciaire vierge de sa cliente. L’homme de loi a invité la Cour à tenir compte du fait qu’à aucun moment il n’a été établi qu’elle a fait preuve de mauvaise foi. « Elle (l’accusée ; NdlR) voulait aider la plaignante et elle est tombée dans un piège. Elle ne devait pas d’argent à la plaignante, mais à la sœur de cette dernière. La plaignante a utilisé la police comme un moyen pour que ma cliente rembourse l’argent dû à sa sœur. D’ailleurs, c’est précisément quand il y eu un accord conclu pour rembourser l’argent que la plainte à la police a été retirée », a soutenu l’avocat.

Me Gavin Glover a demandé la Cour de ne pas imposer de peine de prison à sa cliente. Il a ajouté que cette dernière est disposée à faire des travaux communautaires à la place.