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Chagos - La République du Vanuatu Robert McCorquodale : «Le Royaume-Uni tente de justifier l’injustifiable»

Robert McCorquodale. Robert McCorquodale.

Les deux représentants de la République du Vanuatu ont remis en question les arguments du Royaume-Uni.

Le premier intervenant Robert McCorquodale du Brick Court Chambers, membre du barreau d’Angleterre et du pays de Galles précise que c’est la première fois que les représentants de cet archipel prennent la parole devant la Cour internationale de Justice. « Nous accordons une très grande importance à cette affaire. La République du Vanuatu est une des régions où les conséquences de la colonisation sont encore ressenties », souligne-t-il.

Selon les vues du représentant de cet archipel, les arguments du Royaume-Uni ne tiennent pas la route. « Nous rejetons les arguments du Royaume-Uni qui allègue que des îles qui sont éloignées les unes des autres ne peuvent pas former un territoire. La République du Vanuatu est un archipel et ses îles sont éloignées. Mais notre République reste un État souverain. Les arguments du Royaume-Uni sont une tentative de justifier l’injustifiable », indique Robert McCorquodale.

La deuxième intervenante est Jennifer Robinson du Doughty Street Chambers, membre du barreau d’Angleterre et du pays de Galles. Dans sa plaidoirie, elle relate que lors du détachement du Chagos de Maurice,
le « consentement » de la population n’avait pas été « recherché » en 1965.

« Le Royaume-Uni n’avait pas respecté son obligation de demander si le consentement de Maurice a été recherché, incluant les Chagos, sur l’excision de l’archipel en 1965. Est-ce que l’île Maurice avait consenti à la demande du détachement des Chagos en 1965 ? Le Royaume-Uni était sous obligation de connaître la volonté de Maurice avant le détachement de l’archipel y compris aussi les Chagos », a fait ressortir Jennifer Robinson.