Chagos : la nouvelle volte-face de Donald Trump ravive les inquiétudes
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Le Défi Quotidien
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Le dossier des Chagos rebondit après une nouvelle déclaration de Donald Trump sur Diego Garcia, provoquant interrogations et inquiétudes sur les intentions américaines. Dans ce contexte, la présence controversée de Misley Mandarin à Peros Banhos ajoute une tension diplomatique supplémentaire.
Le dossier des Chagos connaît un nouveau rebondissement après une déclaration remarquée de Donald Trump sur son réseau Truth Social. Dans un message publié mercredi 18 février, le Président américain a exhorté le Premier ministre britannique Keir Starmer à ne pas conclure un bail de 100 ans concernant Diego Garcia, estimant qu’un tel accord constituerait une erreur stratégique majeure.
Dans son message, Donald Trump affirme avoir mis en garde le chef du gouvernement britannique contre la signature d’un bail qu’il juge inapproprié « lorsqu’il s’agit de pays ». Il insiste sur l’importance stratégique de Diego Garcia dans l’océan Indien et laisse entendre que les États-Unis pourraient avoir besoin de cette base en cas de tensions régionales. Il conclut son message par une injonction sans équivoque : « DO NOT GIVE AWAY DIEGO GARCIA ! »
Cette prise de position suscite de nombreuses interrogations, d’autant plus qu’elle s’inscrit dans une série de déclarations contradictoires sur ce dossier sensible. Pour Jocelyn Chan Low, observateur et historien, cette instabilité complique davantage une situation déjà délicate. « Le dossier Chagos est une véritable complication. Aujourd’hui, tout dépend de Donald Trump. Il y a quelques semaines, le deal semblait stupide, puis il est revenu sur sa position. Le mercredi 18 février, tout allait bien, avant une nouvelle volte-face. C’est quelqu’un d’inconstant. Quelle est exactement son intention ? » s’interroge-t-il.
Selon lui, le Président américain cache probablement des intentions stratégiques plus larges. « Nous parlons d’un dossier qui touche à la souveraineté, au droit international et à des intérêts militaires majeurs. Ce type de déclaration n’est jamais anodin », analyse l’historien.
Par ailleurs, Jocelyn Chan Low commente la démarche de Misley Mandarin, présent à Peros Banhos malgré un Eviction Order émis par les autorités britanniques. « C’est un acte de trahison », affirme-t-il. Selon lui, cette initiative ne sert pas les intérêts nationaux. « Misley Mandarin bénéficie du soutien de Nigel Farage, et il y a de gros intérêts en arrière-plan. Il agit comme un pion et ne cherche que de la publicité. C’est un ennemi du pays, et je ne comprends pas pourquoi tant d’attention est accordée alors que nous parlons d’un traité de souveraineté. »
Pour l’observateur, la situation exige prudence et retenue. « Même si la situation n’est pas de notre juridiction pour le moment, il faut faire preuve de réticence », conclut-il.
Entre déclarations imprévisibles et enjeux géopolitiques majeurs, le dossier des Chagos demeure plus que jamais au centre d’un jeu diplomatique complexe. Affaire à suivre…