Mise à jour: 21 janvier 2026 à 10:35

Chagos Deal : quand le revirement de Trump ébranle le droit international

Par Sharone Samy
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Cette prise de position tranche d’autant plus qu’en février 2025, Donald Trump s’était dit disposé à soutenir l’accord sur les Chagos conclu entre le Royaume-Uni et Maurice.
Cette prise de position tranche d’autant plus qu’en février 2025, Donald Trump s’était dit disposé à soutenir l’accord sur les Chagos conclu entre le Royaume-Uni et Maurice.

La sortie de Donald Trump le mardi 20 janvier sur le dossier des Chagos a provoqué une onde de choc bien au-delà des cercles diplomatiques. À Maurice, comme sur la scène internationale, ses propos ont suscité de vives réactions, tant ils remettent en question un accord fondé sur le droit international et des années de combat juridique mené par l’État mauricien. Sur le paysage politique local, la déclaration du président américain n’est pas passée inaperçue, ravivant inquiétudes et interrogations sur l’avenir du dossier des Chagos.

Dans un message publié récemment, Donald Trump a qualifié l’accord relatif aux Chagos de « stupide », s’attaquant frontalement à la démarche du gouvernement britannique et à la décision de reconnaître la souveraineté de Maurice sur l’archipel, comme établie par la Cour internationale de Justice. Une prise de position brutale, perçue par beaucoup comme une remise en cause directe du droit international, mais aussi comme un signal politique fort dans un contexte géopolitique déjà tendu.

Ces propos ont immédiatement fait réagir les observateurs, les responsables politiques et les analystes, à Maurice comme à l’étranger. Pour plusieurs d’entre eux, cette sortie marque un tournant préoccupant dans un dossier que beaucoup pensaient juridiquement tranché. Les réactions n’ont pas tardé à pleuvoir, chacune tentant de mesurer la portée réelle de cette déclaration et ses conséquences potentielles, tant sur le plan diplomatique que stratégique.

Cette prise de position tranche d’autant plus qu’en février 2025, Donald Trump s’était dit disposé à soutenir l’accord sur les Chagos conclu entre le Royaume-Uni et Maurice. S’exprimant depuis le bureau ovale aux côtés du Premier ministre britannique Keir Starmer, il avait alors déclaré être « enclin » à aller dans le sens de Londres, évoquant un bail de très longue durée pour la base militaire stratégique de Diego Garcia et soulignant que les discussions « allaient très bien se passer ».

Cette déclaration de soutien, perçue comme un feu vert américain malgré les enjeux sécuritaires, contraste fortement avec le ton désormais employé par le président américain, ravivant l’incertitude autour d’un dossier que beaucoup estimaient pourtant consolidé sur les plans juridique et diplomatique.

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