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Chagos Archipelago Marine Protected Area : assurer la protection des espèces

Par Haarisah Peerallee
Publié le: 1 avril 2026 à 12:38
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L’Attorney General Gavin Glover : « Ça m’étonnerait que les choses bougent à la House of Lords sur le dossier Chagos avec la guerre au Moyen-Orient »

Il répondait aux questions de la presse sur l’avancée du deal Chagos. Selon lui, l’examen du dossier est prévu autour du 20 avril, à la House of Lords. Mais la situation internationale ralentit les avancées. « Toute notre économie en est affectée », a-t-il ajouté.

Gavin Glover participait à l’ouverture d’un atelier de trois jours du 31 mars au 2 avril, sur la Chagos Archipelago Marine Protected Area (CAMPA), hier au Caudan. Organisé par le Prime Minister’s Office, avec le soutien de la Zoological Society of London et de la British High Commission, l’événement réunit 45 participants mauriciens et des experts internationaux. 

L’objectif : faire le point sur l’état d’avancement de CAMPA et le cadre législatif proposé, la surveillance, la protection des espèces et l’implication de la communauté chagossienne.

Dans son intervention l’Attorney General explique que « cet atelier constitue une avancée significative et montre au monde entier, notamment aux opposants du traité au Royaume-Uni, que le gouvernement mauricien est déterminé. Nous sommes engagés dans un travail de fond avec le gouvernement britannique ».

Protection de l’archipel

Il a également annoncé qu’un budget dédié à la gestion et à la surveillance de Chagos Archipelago Marine Protected Area - CAMPA sera mis en place deux ans après l’entrée en vigueur de l’accord, à au moins Rs 375 millions par an dès la troisième année. 

Rezah Badal, directeur général du Continental Shelf, Maritime Zones Administration & Exploration, est aussi intervenu. « Le zoning framework a déjà commencé, avec la collecte de données scientifiques pour identifier les zones sensibles. La protection de cette région reste une priorité, avec la perspective de réhabiliter la communauté chagossienne », a-t-il précisé.

Le leader du Groupe Réfugiés Chagos, Olivier Bancoult, était également présent. Il a insisté sur la participation des Chagossiens. « On ne peut pas parler des Chagos sans les Chagossiens. Ce sont de vrais gardiens de l’environnement. On veut vivre dans un endroit qui mérite d’être protégé et transmettre cette vision à nos enfants. » Il a ajouté que, dans le futur, les Chagossiens résidant en Angleterre ou ailleurs pourraient aussi participer à ce type d’ateliers.

Maurice confirme ainsi sa détermination à assurer la protection et la gestion durable de l’archipel des Chagos.

 

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