Faits Divers

Causes possibles du décès de Vikram Beemuhl : du sérum périmé ou des complications post-opératoires

Vikram laisse derrière lui ses deux fils et une épouse inconsolable.

Vikram Beemuhl, 38 ans, a passé plusieurs jours à l’hôpital de Flacq, avant de rendre son dernier souffle. Il souffrait de douleurs au ventre et avait subi une délicate intervention chirurgicale. 

D’une part, sa famille estime qu’il serait toujours en vie si les infirmiers traitants n’avaient pas utilisé une poche de sérum périmé sur lui. Elle crie à la négligence médicale. D’autre part, on évoque des complications suivant son opération. Des sanctions sévères pourraient être prises du côté du ministère à l’issue d’une enquête interne, affirme une source de cette instance. 

L’usage du sérum incriminé aurait-il pu être fatal pour ce père de famille ? Rien n’indique cependant que l’administration du sérum ait un lien avec la mort de Vikram Beemuhl. Un médecin du privé, parlant sous le couvert de l’anonymat, explique qu’il y a bon nombre de facteurs à prendre en considération. « Je ne peux me prononcer sur ce cas en particulier, mais outre la date d’expiration, il y a d’autres facteurs à vérifier. Il y a l’état de santé du patient, les complications qu’il a eues. Je ne pense pas qu’un sérum ayant dépassé de deux jours la date d’expiration puisse avoir causé la mort. Si la mort est due à l’administration du sérum périmé, alors elle aurait dû être instantanée. Le patient aurait dû mourir tout de suite », explique-t-il. 

De plus, l’autopsie a conclu que le père de famille a succombé à une embolie pulmonaire. Des caillots de sang s’étaient formés dans une artère irriguant le poumon. Des analyses effectuées par le Forensic Science Laboratory (FSL) sont attendues par les enquêteurs. Jeudi, la police de Flacq a fait parvenir une correspondance au ministère de la Santé. Les infirmiers présents dans salle du patient au moment de l’administration de ce sérum seront prochainement entendus. La police attend les conclusions du rapport du ministère.

Du côté du ministère de la Santé, une source nous confirme que le sérum n’a rien à avoir avec la mort du patient. « Le patient en question a subi une très délicate et lourde intervention chirurgicale. Il a rencontré des complications de santé. Il a eu une embolie pulmonaire. Dans 98 % de cas, le patient ne survit pas », explique-t-il. Toutefois, il fait ressortir qu’une enquête interne est en cours. « Cette enquête a été instituée pour comprendre pourquoi on a utilisé un sérum périmé. Le ministère prendra des sanctions sévères à la lumière de ses constations », précise notre source.