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À Cap Malheureux : des boutiquiers s’attirent les foudres d’une bande de mineurs déchaînés

Abhijeet Abhijeet a vécu un cauchemar.

Des mineurs ont, le mercredi 5 décembre, semé la terreur à Cap Malheureux. Après avoir saccagé une maison, il n’y a pas longtemps, ils ont sévi à nouveau en s’en prenant cette fois aux propriétaires d’une boutique de la région et en saccageant tout ce qui se trouvait sur leur passage dans le commerce. L’attaque a fait des blessés parmi les propriétaires des lieux et les arrestations sont imminentes grâce aux caméras de surveillance.

Dans sa plainte à la police, Abhijeet (20 ans) a raconté le film des événements qui ont plongé tout le village dans la terreur. Abhijeet se trouvait seul dans la boutique. Il a vendu un pain à un jeune de 16 ans. Celui-ci devait retourner un peu plus tard pour  dénoncer la mauvaise qualité du pain: « Garson là dir ena fourmi, dipin pa bon, mo dir li mo pa pou change dipain là parski kan line pren line aller, tou ti korek et lin fer trou dans dipin là. »

Le jeune est parti et Abhijeet croyait avoir définitivement réglé le problème La suite des événements lui apprendra qu’il avait tort. Le jeune est réapparu cinq minutes plus tard. Mais cette fois à la tête d’une vingtaine de tout jeunes armés jusqu’aux dents. Certains portaient des morceaux de bois, d’autres des harpons ou des barres de fer. Ils ont alors commencé à tout saccager et à s’en prendre physiquement à Abhijeet.

Attirés par les bruits de l’attaque, les autres membres de la famille ont accouru. Ils ont voulu protéger Abhijeet, mais ils devaient eux aussi subir les foudres de la bande déchainée. « Les mineurs ont endommagé notre voiture et la motocyclette. Lorsque l’un d’eux voulait m’agresser, mes parents et d’autres proches sont intervenus. Ils ont également pris des coups. Mon père a été blessé et il est actuellement admis à l’hôpital », a relaté Abhijeet au Défi Quotidien.

Son oncle Rajeshwar, qui a eu la main plâtrée, ne cache pas sa colère : « La tranquillité de notre localité a été gâchée. Des trafiquants se sont installés dans notre région et ils utilisent les enfants dans leur business. Ces enfants sont maintenant devenus des rebelles. Personne ne peut les contrôler. Nos vies sont en danger et nous craignons pour notre sécurité. Nous aurions pu perdre la vie mercredi. C’est un véritable cauchemar qu’on vit actuellement.»

Rajeshwar explique qu’il y a deux semaines, la maison d’une proche a été saccagée.

« Le propriétaire de la maison n’avait pas porté plainte. Mercredi, ces ados ont dépassé les bornes. Si nou pa ti intervenir, mo frère ek mo neveu ti kapav perdi la vie », fulmine -t-il.

Le père d’Abhijeet se remet lentement de ses blessures. Son épouse a été blessé à la main.  La police a visionné les images de vidéo surveillance.  L’enquête menée par le sergent Haudhan est supervisée par l’ASP Nuckchedy et l’ACP Dawoonarain, Divisional Commander de la Northern Division.