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Calvaire d’une famille à Riambel : attaques de punaises et de puces venant d’un dortoir de travailleurs étrangers

Une véritable plaie qui sème la panique chez une famille à Riambel, dans le Sud. Des puces et punaises sortant par légion d’un dortoir occupé par des travailleurs étrangers, ont envahi leur maison. 

Les occupants de la maison sont aux abois et demandent aux autorités de mettre un terme à leur calvaire en interdisant au propriétaire du bâtiment, qui est d’ailleurs en situation irrégulière, de poursuivre ses activités. 

Cela fait deux ans que cela dure, c’est-à-dire depuis qu’un bâtiment sur la route principale à Riambel a été converti en dortoir pour des travailleurs étrangers. L’absence d’hygiène en ces lieux a fini par provoquer une prolifération de bestioles telles que les puces et des punaises. 

Bibi Nawsheen Jaudally, 31 ans, et les membres de sa famille seront les premiers à subir les conséquences de ces attaques de jour comme de nuit, provoquant un mal-être général, des désagréments et des maladies. Une distance de seulement trois pieds sépare sa maison du dortoir où sont logés, dans des conditions déplorables, près d’une centaine de travailleurs étrangers. 

Nawsheen, mère d’un enfant de 3 ans et enceinte de 7 mois, raconte sa situation. Le dortoir est infesté non seulement de punaises et de puces, mais aussi d’autres bestioles. Sa maison a été envahie par ces bêtes assoiffées de sang humain. « C’est un véritable calvaire que nous vivons. Les puces et punaises se trouvent dans chaque coin et recoin de la maison, sur le sofa et les matelas. En somme, partout », dit-elle.

Source de maladies

Toutes les tentatives pour les éliminer n’ont produit aucun résultat : « Nous avions déjà fait des fumigations, mais sans succès. Mon fils souffre d’infections à force d’être attaqué par les bêtes. Chaque deux semaines, il fait de fortes fièvres et je dois l’emmener à l’hôpital. Je ne sais pas pour encore combien de temps nous allons devoir subir ce calvaire. La police de l’Environnement nous a dit de consigner une plainte et de l’aide au ministère de la Santé. Là-bas, on nous demande d’aller voir le conseil de district. On se renvoie la balle. » 

Ainsi, Nawsheen a déjà fait circuler une pétition avec la signature des habitants de la région pour obtenir la fermeture du dortoir. Une lettre en date du 22 mai 2018 du District Council de Savanne, adressée à Nawsheen et ses proches, les informe que le conseil du district a déjà refusé un permis au propriétaire.  

Dans la lettre d’objection, on peut lire ce qui suit :  Objection to the issue of a Building & Land Use permit : I wish to inform you that the Permits and Business Monitoring Committee at its sitting of 22 May 2018 has refused the grant of Building and Land Use Permit… to be use as other accommodations e.g. workers hostels, boarding houses, dormitory, etc. at Royal Road, Surinam… »

Sollicité pour une réaction du côté du ministère du Travail, le responsable de communication, Levy Frivet, a tout d’abord expliqué qu’avant l’octroi d’un permit pour un dortoir, il y a un Board qui doit siéger au niveau du ministère du Travail pour voir si le demandeur a obtenu son clearance auprès du ministère de la Santé, ainsi que le Fire Brigade Service Certificate. 

Mais en ce qui concerne les dortoirs, le ministère du Travail a pour habitude de faire des inspections surprises, pour voir si les normes de sécurité et d’hygiène sont respectées. Au cas contraire, le ministère a le droit de poursuivre en justice le propriétaire du dortoir. Celui-ci est passible d’une amende allant jusqu’à Rs 175 000. Levy Frivet nous explique qu’il allait faire le nécessaire pour qu’un inspecteur de son ministère fasse une descente des lieux.

De son côté, le président du conseil de district des Savanne, Kamalsaw Gajadur, dit qu’il ne connaît pas le cas personnellement, mais qu’il va réclamer une descente des lieux.

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