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Cadavre découvert à Grand-Baie : une adolescente dit avoir vendu ses charmes au défunt

Beedeea Kissoonah Le cadavre de Beedeea Kisoonah (en médaillon) a été retrouvé dans une maison en construction à Grand-Baie dimanche.

Jean Arnaud Allas, 21 ans, et sa compagne de 17 ans, ont été arrêtés lundi dans le cadre de l’enquête sur la mort de Beedeea Kisoonah, dont le cadavre a été découvert dimanche à Grand-Baie. Les suspects ont comparu devant le tribunal de Pamplemousses le mardi 8 janvier. La police a objecté à leur libération sous caution.

Développement de taille dans l’enquête sur la mort de Beedeea Kissoonah, 63 ans. Le cadavre de cet habitant d’Upper Vale avait été retrouvé dans la cour d’une maison en construction à Grand-Baie le dimanche 6 janvier. Le lundi 7 janvier, la police criminelle de Grand-Baie a arrêté Jean Arnaud Allas, 21 ans, et sa compagne de 17 ans. Cette dernière allègue qu’avant le drame, elle aurait proposé à Beedeea Kissoonah d’avoir des relations sexuelles avec elle contre la somme de Rs 1 000.

Après une nuit en cellule policière, Jean Arnaud Allas et sa petite amie ont comparu devant le tribunal de Pamplemousses le mardi 8 janvier. Ils répondent d’une accusation de culpable omission. Ils auraient abandonné le défunt à son sort. La police a objecté à leur libération sous caution.

Jean Arnaud Allas a comparu avec sa petite amie, qui est mineure, devant le tribunal de Pamplemousses.
Jean Arnaud Allas a comparu avec sa petite amie, qui est mineure, devant le tribunal de Pamplemousses.

Lors de leurs interrogatoires, les deux jeunes gens ont expliqué à l’inspecteur Jodhoa et à ses hommes que vendredi, ils s’étaient rendus en boîte de nuit à Grand-Baie. Samedi matin, ils rentraient chez eux quand ils auraient aperçu Beedeea Kissoonah sur son fauteuil roulant à un arrêt d’autobus. Il était, selon leurs dires, environ 7 h 30.

La jeune femme a ensuite dit qu’ils se sont approchés du retraité pour lui parler. « Je lui ai proposé d’avoir des relations sexuelles avec lui contre Rs 1 000 », raconte-t-elle. Le défunt aurait accepté. Ils auraient recherché un coin tranquille en compagnie du retraité. Ils auraient trouvé une maison en construction quelques mètres plus loin.

Une fois sur place, elle dit que son compagnon l’a aidée à soulever la victime afin d’entrer dans la maison. Le jeune homme dit avoir attendu cinq minutes à l’extérieur. Puis l’adolescente est réapparue l’informant qu’ils avaient fini. Tous deux auraient ensuite soulevé le retraité pour le faire sortir, mais celui-ci serait tombé de son fauteuil roulant. Ils disent n’avoir rien pu faire pour empêcher la chute. « Il était inconscient. Nous avons essayé de le soulever, mais nous ne pouvions pas », a-t-elle expliqué aux enquêteurs. Ils auraient alors laissé le retraité sur place, sans informer qui que ce soit de l’incident.

Dimanche matin, le cadavre de Beedeea Kissoonah a été retrouvé sur le site de la maison en construction. Il avait des blessures à la tête. Son fauteuil roulant était renversé à ses côtés. Une paire de chaussures blanches, une casquette rouge, un parapluie et la somme de Rs 950 étaient près de lui.

L’autopsie a attribué le décès à une acute coronary insufficiency qui a pu être provoquée par la chute. Le médecin légiste a recommandé qu’une enquête approfondie soit menée. Les funérailles de Beedeea Kissoonah ont eu lieu dans la matinée du lundi 7 janvier. L’enquête, placée sous la supervision de l’ACP Dawoonarain, se poursuit.

Le fils de la victime : « Ce qu’ils disent est faux »

Du côté des proches du défunt, c’est l’incompréhension. « Ce qu’ils disent est faux. Mon père avait l’habitude de se rendre chez son frère à Grand-Baie à chaque fois qu’il obtenait sa pension. Samedi, il s’était réveillé très tôt. Il s’était rendu chez mon oncle avant 7 heures. Il a eu un lift avec un voisin », affirme Vinay, le fils de la victime. Cela faisait plus d’une vingtaine d’années que Beedeea Kissoonah circulait en fauteuil roulant. « Il a eu une attaque qui l’a paralysé du côté gauche. Il ne pouvait plus marcher convenablement. Malgré cela, c’était quelqu’un de très autonome », ajoute Vinay.