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Budget 2026-2027 : le ministère des Services financiers met en avant ses avancées réglementaires

Par Fabrice Laretif
Publié le: 19 June 2026 à 15:21
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Jyoti Jeetun

Le ministère des Services financiers et de la Planification économique présente les résultats de son premier exercice budgétaire complet. Sur les dix-huit mesures qui lui avaient été confiées dans le cadre du Budget 2025-2026, treize ont été réalisées, tandis que quatre autres devraient être finalisées d’ici la fin du mois de juin 2026.

Parmi les dossiers mis en avant figurent plusieurs réformes réglementaires et initiatives destinées à renforcer la compétitivité du centre financier mauricien. Le ministère met en avant l’adoption de la loi AML/CFT (dispositions diverses) 2026 et la modernisation des procédures de la Financial Services Commission grâce à l’intelligence artificielle. La plateforme goAML 5.5 a été mise en service. La stratégie nationale AML/CFT 2026-2029 a été approuvée par le Conseil des ministres.

La ministre des Services financiers et de la Planification économique, Dr Jyoti Jeetun, indique que les résultats du ministère ne sont pas toujours visibles immédiatement. Mais ils contribuent à renforcer le rôle du secteur financier dans l’économie nationale. Celui-ci représente actuellement 12,4 % du produit intérieur brut et continue d’attirer des investissements tout en soutenant la création d’emplois.

La finalisation de la Mauritius National Fintech Strategy 2026-2030 est en cours. Élaborée avec l’appui technique de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, cette feuille de route doit être lancée le 25 juin. Elle vise à accompagner la transformation numérique du secteur financier et à permettre à Maurice de tirer parti des nouvelles technologies qui modifient les circuits de financement et les modèles économiques.

Quelques mesures introduites

  • Introduction d’une législation pour combler les lacunes identifiées dans le dispositif AML/CFT
  • Déploiement d’un logiciel avancé de renseignement financier par l’unité de renseignement financier pour l’analyse en temps réel et la diffusion des déclarations de transactions suspectes
  • Lancement de programmes spécialisés de renforcement des capacités AML/CFT pour les professionnels des secteurs public et privé.

Les quatre mesures en cours de finalisation 

  • L’établissement d’un cadre réglementaire pour les family offices et les gestionnaires de patrimoine
  • La stratégie Afrique pour les services financiers
  • La révision des frais de licence de la FSC 
  • Un amendement à la législation sur le reporting financier.

Dr Jyoti Jeetun, ministre des Services financiers : «Nous devons maintenir notre attractivité et notre compétitivité sur la scène internationale»

Comment évaluez-vous le bilan du ministère des Services financiers suivant le budget 2025-26 ? 
Le bilan du ministère des Services financiers pour le budget 2025-26 indique que les mesures annoncées ont été introduites ou sont en cours. Nous avons eu plus de réalisations que ce qui était prévu dans le budget. 

À quoi faut-il s’attendre pour les mesures du budget 2026-27 concernant le secteur des services financiers ?
Je suis consciente des défis par rapport à l’équilibre à trouver entre la croissance et la justice sociale pour le budget 2026-27. Je suis persuadé que le Premier ministre trouvera la bonne solution et fera de son mieux. Le plus important dans un budget n’est pas les mesures qu’il comporte, mais l’exécution. C’est dessus qu’il faudra mettre l’accent. Le secteur est un des piliers les plus importants de l’économie locale. Il est notre devoir de mieux faire pour apporter plus de croissance économique dans le pays. Il faut pouvoir maximiser les potentiels et contribuer davantage à l’économie. 

Il y a des craintes de la part des opérateurs concernant les mesures liées à la fiscalité qui sont susceptibles d’influencer négativement le secteur. Ont-elles été prises en considération dans l’élaboration du budget 2026-27 ?
Il y a effectivement des inquiétudes au sujet du coût de faire des affaires à Maurice. La fiscalité influe sur les coûts. Nous devons maintenir notre attractivité et notre compétitivité sur la scène internationale. Ce qui permettra de nous distinguer de nos compétiteurs. Je suis sûre qu’ils en sont conscients de cet aspect au niveau du ministère des Finances. Compte tenu de la situation difficile du pays, il faut parfois faire des sacrifices pour montrer une certaine solidarité, ne serait-ce que pendant cette période de transition.  

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