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Budget 2026-2027 - IA et assurances : deux réformes jugées prioritaires

Par Leena Gooraya-Poligadoo
Publié le: 5 May 2026 à 14:00
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Lovena J Reddi et Vashish Ramkhelawon
Lovena J Reddi et Vashish Ramkhelawon

À l’approche du Budget 2026-2027, la Mauritius Information Technology Industry Association et l’Insurers Association of Mauritius formulent des propositions pour accélérer la transformation numérique et renforcer la transparence dans leur secteur respectif. 

Lovena J Reddi, vice-présidente de la Mauritius Information Technology Industry Association (MITIA), appelle le gouvernement à considérer l’industrie des TIC comme une capacité stratégique nationale. Dans son mémorandum pré-budgétaire 2026, l’association propose une série de mesures pour accélérer l’adoption de l’intelligence artificielle, renforcer les compétences locales et positionner Maurice comme un hub régional de services numériques. 

« Chaque roupie investie dans le numérique doit générer de la productivité, des emplois qualifiés et des exportations. » Elle insiste sur l’urgence de créer un environnement propice à l’innovation et à la souveraineté technologique, afin de réduire la dépendance aux prestataires étrangers et de retenir davantage de valeur dans l’économie locale. 

De son côté, Vashish Ramkhelawon, secrétaire général de l’Association des assureurs de l’île Maurice (IAM), appelle le gouvernement à renforcer le rôle du secteur des assurances dans l’économie nationale. Dans son mémorandum budgétaire 2026-2027, l’IAM met en avant des réformes essentielles pour protéger les consommateurs, améliorer la compétitivité et garantir la pérennité des systèmes de retraite et de santé. 

« L’assurance doit être un levier de stabilité sociale et économique. Les mesures proposées visent à protéger les assurés tout en modernisant le cadre réglementaire », dit-il.

Les propositions budgétaires de la MITIA s’articulent autour de dix priorités 

  • Incitations à la mise en oeuvre de l’IA pour les PME : remboursement jusqu’à 90 % des projets concrets (chatbots, automatisation, cybersécurité).
  • Cadre « Local-First » pour les projets publics : donner la priorité aux entreprises mauriciennes dans les appels d’offres numériques.
  • Programme national de talents en IA : former et certifier 1 000 ingénieurs en trois ans.
  • Digitalisation des procédures gouvernementales et des appels d’offres : simplification, transparence et délais réduits.
  • Portail des talents IT de la diaspora : reconnecter les professionnels mauriciens à l’étranger avec l’écosystème local.
  • Portail mondial de pré-inscription des talents IT : faciliter le recrutement international dans les domaines en pénurie.
  • Infrastructure nationale de données et initiative Open Data : accès sécurisé à des jeux de données publics pour stimuler l’innovation.
  • Cadre national d’éthique et de gouvernance de l’IA : garantir la confiance et la responsabilité.
  • Incitations fiscales pour les investissements numériques : déductions renforcées pour les projets de transformation digitale.
  • Plateforme d’innovation et de start-up : incubateurs, financements, partenariats et premiers clients publics.

Les propositions budgétaires de l’IAM 

Épargne et retraites :

  • Augmenter le plafond de déduction fiscale pour les cotisations individuelles à Rs 100 000.
  • Etendre les déductions fiscales aux cotisations versées dans les régimes professionnels.
  • Autoriser le mécanisme de drawdown pour une retraite plus flexible.
  • Permettre aux compagnies d’assurance d’acheter directement des bons du Trésor et obligations auprès de la Banque de Maurice.

Assurance automobile :

  • Renforcer le rôle du MVIAC ou permettre à l’IAM de trancher certains litiges simples.
  • Introduire un mécanisme de contrôle des prix des pièces détachées afin d’éviter les abus.

Assurance santé :

  • Mettre en œuvre les mesures annoncées en 2025 (Commission de qualité, Ombudsperson, audits cliniques).
  • Encadrer les marges sur les consommables médicaux, parfois supérieures à 500 %.

Transparence et digitalisation :

  • Déployer la plateforme d’e-licensing intégrée au registre centralisé KYC.

 

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