Budget 2023-24 : les défis sont grands et les attentes élevées
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Le Défi Quotidien
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Présenté comme un simple exercice comptable par certains, le budget national a pourtant toute son importance pour le secteur privé. Les récentes consultations prébudgétaires ont permis à Renganaden Padayachy de prendre connaissance des attentes. Des mémos ont aussi été remis au ministère des Finances. Face aux défis, spécifiques et communs, des différents secteurs, les mesures que renfermera le Budget 2023-24 auront une fois de plus un impact sur le privé.
Business Mauritius a formulé des propositions visant à s’attaquer aux challenges qui guettent divers secteurs de l’économie. L’association représentant le secteur privé espère des mesures qui traduiront un engagement envers l’attractivité des services financiers. Cela pourra, par exemple, passer par un cadre régulateur plus simplifié.
« Sur la question de l’énergie, il faudra impérativement s’adresser aux défis autour de l’énergie renouvelable ou encore des biomasses », fait-on comprendre. Le développement économique de Maurice dépendra également des mesures qui seront introduites en réponse à la question des talents.
La création d’environnements et de cadres visant à rendre le « live-work-play » à Maurice attrayant est ainsi proposée. L’idée est d’attirer des talents et des investisseurs locaux, étrangers ou issus de la diaspora.
Une autre attente de Business Mauritius s’articule autour du secteur de la santé et pharmaceutique. Dans un monde sensibilisé aux risques sanitaires, la transformation du Pharmaceutical and Biotech Sector Roadmap en « actions concrètes » serait une solution plausible.
Compte tenu de la transformation numérique et de l’émergence de nouveaux secteurs, tels que la pharmaceutique et la production de dispositifs médicaux, la Mauritius Export Association (MEXA) est d’avis qu’il existe un besoin de compétences et d’expertises spécifiques, qui n’existent pas localement. « Le secteur manufacturier a recours à des talents étrangers pour combler ce vide. Ils sont également le mécanisme de transfert des connaissances à nos jeunes, car notre milieu universitaire ne fournit pas de telles aptitudes et compétences », explique-t-on.
Cependant, les membres affirment qu’il devient de plus en plus difficile d’attirer, voire de retenir, les talents étrangers, en particulier dans l’environnement fiscal actuel. Ils se voient offrir des avantages plus intéressants dans d’autres pays. « Si nous ne sommes pas en mesure de faire évoluer notre industrie pour qu’elle ait une plus grande valeur ajoutée, cela aura un impact sur notre objectif collectif qui est d’offrir des opportunités mieux rémunérées à la prochaine génération », prévient la MEXA.
Ainsi, elle propose de fournir un ensemble attractif d’incitations fiscales aux talents étrangers sous la forme d’une exonération de la Personal Income Tax pendant cinq ans, sous réserve qu’ils partagent leurs connaissances avec les locaux.