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Bruyantes soirées à Résidences Bois-Marchand : c’est infernal quand les vitres tremblent et que les murs vibrent

Migraine Une musique assourdissante serait diffusée durant toute la nuit.

Les vitres qui tremblent sous l’effet des décibels provenant d’une musique diffusée à fond par des voisins. Les murs de la maison qui vibrent. La vie n’est plus possible pour les résidents de la rue Guy-Rozemont, à Résidences Bois-Marchand.

Priscilla, 58 ans, raconte sur les ondes de la radio comment d’autres familles et elle ont à subir le comportement d’un voisin.

Selon elle, une maison a été transformée en salle de fête dans le voisinage. Les occupants organiseraient des soirées, lors desquelles une musique assourdissante serait diffusée durant toute la nuit.

Les résidents du quartier exaspérés ont soulevé un tollé sur ces dérives. La police est intervenue, mais ce n’était que pour obtenir une courte accalmie. Dès que les agents se sont éloignés, la fête a repris de plus belle.

Les soirées étaient organisées de temps à autre. Les organisateurs ont une bâche installée en permanence dans leur cour. C’est là que se tiennent les soirées et où est également placée la sonorisation.

« La musique est loin de celle qui aurait été agréable d’écouter, mais plutôt des percussions déplaisantes », explique Priscilla.

Police de l’Environnement

Priscilla raconte comment au comble de l’exacerbation, elle a décidé un soir d’alerter les autorités. En passant par le 150, elle est entrée en contact avec le département de la police de l’Environnement de Grand-Baie. Le préposé qui avait pris son appel à trois heures du matin et à qui elle a exposé la nature du problème était déjà convaincu de la gravité : « Mo mem pas bizin vinn kot ou, lor telefon mem mo pe tande », lui aurait dit ce dernier.

Auparavant, il était perplexe : « Kot ou voizin ou sa ou kot ou sa ? », lui avait-il demandé.

Retour au calme

Priscilla veut que cela cesse et comme pour souligner ce qu’elle a à endurer lance la phrase suivante. « Si un jour on apprenait que le mur d’une maison s’est écroulé à Bois-Marchand, on saura que c’est bien chez moi que cela est arrivé. »

Elle raconte comment un soir elle tournait en rond dans sa maison ne pouvant pas trouver le sommeil.  « Mo marse dan lakaz,  mo ne pli kone kot mo pou al dormi ». Finalement elle s’est enfermée dans sa cuisine et a dormi sur une natte et des draps.  

Ce n’est que le lendemain au moment où elle a quitté sa maison pour aller travailler  qu’elle a assisté au départ des oiseaux de nuit à bord de vans venus les récupérer.

Depuis que Priscilla est intervenue à la radio, on a assisté à un retour à la normale dans le quartier. Mais est-ce le calme avant la tempête ? Priscilla est résolue à faire à nouveau appel à la radio, en cas de récidive de la part du voisin.

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