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Brutalité policière : quatre régions du pays dans le viseur de l’IPCC

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L’Independent Police Complaints Commission a ciblé quatre régions du pays qui ont enregistré le plus fort taux de brutalité policière. La commission envisage, par ailleurs, de recruter deux anciens policiers pour épauler les quatre enquêteurs sur le terrain.

Les choses se précisent et les premières analyses de l’Independent Police Complaints Commission (IPCC) commencent à tomber. Selon des recoupements, une région du Nord, deux du centre et une se trouvant dans le Sud sont dans le viseur de la commission en raison du fort taux de plaintes pour brutalité policière recensées depuis la mise sur pied de l’IPCC, en avril dernier. Les cas qui ont été rapportés sont principalement liés à de l’intimidation et à une certaine forme de violence physique exercée par des policiers sur des membres du public lors des perquisitions.

Au niveau de la commission, on explique que « tous les cas rapportés sont d’abord examinés et ensuite travaillés à partir de faits vérifiables. » Nos interlocuteurs soulignent également que l’IPCC se réserve le droit d’auditionner et, si nécessaire, de consigner des dépositions « under warning », conformément aux Standing Orders de la commission. « Le but de la commission est d’enquêter afin de connaître la vérité sur les cas enregistrés et non de harceler la police. La commission a porté une attention particulière aux régions où les cas de brutalité policière sont récurrents », fait ressortir un proche de la commission. « L’instance travaille indépendamment de la force policière. On laisse le soin aux enquêteurs de l’IPCC de passer au crible les cas enregistrés », souligne l’inspecteur Shiva Coothen, de la Police Press Office, au Défi Quotidien.

277 cas en héritage

L’IPCC a hérité d’environ 277 cas du défunt Complaints Investigation Bureau (CIB) de la police. Des sources au niveau de la commission font ressortir qu’environ 25 % des cas ont été étudiés pour le moment. Ajouté à cela, poursuivent nos sources, 120 autres plaintes enregistrées par la CIB étaient en suspens.

L’inspecteur Shiva Coothen précise que « tous les cas enregistrés auprès de la Police Complaints Bureau étaient traités par les policiers. À la conclusion de l’enquête, il appartenait au CIB de décider s’il avait lieu de référer les cas à la Disciplined Forces Services Commission ou au bureau du Directeur des poursuites publiques. Les officiers du CIB ont fait leur travail avec rigueur et professionnalisme », précise l’inspecteur Shiva Coothen.

Deux anciens policiers recrutés

L’IPCC ferait face à un manque de personnel depuis sa création en avril. Deux anciens policiers seront incessamment recrutés pour donner un coup de main à ceux déjà en poste. Dans la pratique, les policiers retraités auront la tâche de glaner des renseignements sur le terrain.