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Brûlé au troisième degré : il obtient Rs 2,8 M de dommages dix ans après

Clency Bibi Clency Bibi n’en revient pas d’avoir attendu aussi longtemps.

Clency Bibi, employé au Central Electricty Board, est parvenu à un accord en Cour suprême avec son employeur qui a accepté de lui verser Rs 2,8 millions d’indemnités. Il avait eu un accident de travail le 29 septembre 2008.

«Un soulagement après dix ans d’attente », lâche Clency Bibi. Employé comme Supply Officer par le Central Electricty Board (CEB), il n’en revient pas d’avoir attendu aussi longtemps pour un dénouement dans cette affaire.

Grièvement blessé dans un accident de travail survenu le 29 septembre 2008, l’employé a trouvé un terrain d’entente avec son employeur le CEB. Cela, par l’intermédiaire de ses conseillers légaux, Mes Jean Claude Bibi et Yash Balgobin (avoué). L’organisme a accepté de lui verser Rs 2,8 millions. Rs 1,2 million est allé à Bernard Raffa, également blessé dans cet accident. L’accord vise à mettre fin au procès en réclamation de dommages logé par les deux employés en Cour suprême contre le CEB.

Tous deux réclamaient Rs 8,5 millions et Rs 6,2 millions de dommages, respectivement. À l’appel de l’affaire, le mardi 11 septembre devant la juge Véronique Kwok Yin Siong Yen, le CEB, représenté par Me Éric Ribot, Senior Counsel, a fait une offre qui a été acceptée par toutes les parties.

Clency Bibi déclare cependant qu’il « n’est pas totalement satisfait. Dix ans pour arriver à un tel accord. La somme ne peut compenser toute la souffrance que j’ai vécue et minimiser l’impact que cela a eu sur ma famille ».

Dans cette affaire, le CEB a été reconnu coupable en janvier 2015 de négligence par la Cour industrielle dans le sillage de l’explosion survenue à la centrale de Fort Georges, le 29 septembre 2008. L’organisme avait écopé d’une amende de Rs 40 000 à la suite d’un procès intenté par l’inspectorat du travail.
Cette explosion avait fait trois blessés : Clency Bibi, Benjamin Moutou et Bernard Raffa. Le CEB était poursuivi sous les articles 5 et 94 de l’Occupational Safety and Health Act de 2005.

Une accumulation de vapeur et d’huile autour du moteur n° 3 et une défaillance du dispositif d’alarme ont été à l’origine d’une explosion. Selon le rapport du ministère du Travail, un moteur a chauffé sans que le dispositif d’alarme ne se déclenche. Les trois blessés s’étaient approchés du moteur pour voir ce qui n’allait pas, vu qu’une quantité importante de fumée s’en dégageait. La cour industrielle avait conclu que l’explosion ne relevait aucunement de la faute des employés, mais de la négligence de l’organisme qui n’a pas pris les mesures appropriées pour assurer leur sécurité. Au moment des faits, Clency Bibi occupait le poste de chef de quart et Bernard Raffa celui de technicien.

« J’ai été brûlé aux second et troisième degrés, sur 40 % du corps. J’ai suivi un traitement à l’hôpital de Belle-Pierre à La Réunion. J’ai été complètement paralysé et j’ai suivi une rééducation pour retrouver l’usage de mes jambes. Je souffre encore des séquelles de cet incident » relate Clency Bibi qui tient à remercier ses hommes de loi qui ont travaillé dur pour ce résultat.