Bloqué en Arabie saoudite après l’Umrah : Raouf Khodabaccus : «On est dans le flou total»

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 3 mars 2026 à 11:00
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Raouf Khodabaccus devait rentrer au pays le mercredi 4 mars.
Raouf Khodabaccus devait rentrer au pays le mercredi 4 mars.

Si certains Mauriciens établis dans la région disent se sentir en sécurité malgré les tensions, pour d’autres, la situation prend une tournure beaucoup plus éprouvante. En Arabie saoudite, Raouf Khodabaccus vit des jours d’angoisse. Parti de Maurice le 11 février pour accomplir l’Umrah avec son épouse et sa sœur, il devait rentrer au pays ce mercredi 4 mars. Mais avec l’annulation des vols, il se retrouve aujourd’hui bloqué, sans visibilité sur son retour.

Après 12 jours passés à Makkah, la famille s’était rendue à Madinah pour la fin du séjour. Toutefois, face à la montée des tensions régionales et au climat de panique qui s’installait, ils ont décidé de quitter la ville pour Makkah depuis dimanche soir. « Ici, c’est calme, il faut le dire. Il n’y a pas de chaos autour de nous. Mais avec les vols annulés, cela devient très inquiétant pour ceux qui doivent rentrer au pays. On est dans le flou total », confie-t-il.

Au-delà de l’incertitude, c’est surtout la détresse financière qui pèse. Le séjour n’avait pas été prévu pour durer au-delà des dates initiales. « On n’a plus d’argent pour payer l’hôtel. Chaque jour supplémentaire représente des dépenses imprévues : l’hébergement, la nourriture… », précise-t-il. La situation s’est compliquée davantage lorsque son épouse est tombée malade. « J’ai dû me rendre à la pharmacie. Les médicaments coûtent cher ici. Tout cela s’accumule », ajoute-t-il.

À cela s’ajoute un manque de communication qu’il déplore avec la compagnie aérienne Emirates concernant son vol retour. « Nous n’avons pas d’informations claires. On ne sait pas quoi faire. On envoie des messages, mais on n’a pas de réponses », fait-il ressortir.

Pendant ce temps, ses enfants, à Maurice, tentent de trouver des solutions. « Ils essaient de voir ce qui peut être fait. Mais nous sommes démunis », déplore-t-il. Face à l’incertitude, Raouf Khodabaccus envisage désormais de se rendre à l’aéroport de Djeddah ce mardi 3 mars et d’y passer la nuit en attendant une éventuelle possibilité d’embarquement. « Je ne sais plus quoi faire », lâche-t-il, la voix chargée d’inquiétude.

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