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[Blog] Le pape a montré au monde comment tenir tête à Trump

Par Guest .
Publié le: 16 avril 2026 à 13:26
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Pape

Par Andrew Mitrovica, chroniqueur pour Al Jazeera, basé à Toronto

Le « bon samaritain » auquel je fais référence est le chef américain de l’Église catholique, le pape Léon XIV, qui guide une communauté de 1,4 milliard de fidèles.

Le « chapeau blanc » qu’il porte est une calotte appelée “zucchetto”, symbole à la fois d’autorité et d’humilité.

Ces derniers temps, Léon XIV exerce son autorité - empreinte d’une calme humilité - pour faire face à un dirigeant qui aurait dû être confronté depuis longtemps.

Ce dirigeant, c’est bien sûr le président des États-Unis, Donald Trump, dont la vision de la diplomatie consiste à parcourir le monde en proférant des menaces grossières et vulgaires destinées à intimider chefs d’État et Premiers ministres afin de les pousser à la soumission.

Pendant des années, cette méthode a fonctionné. Trop souvent, trop de dirigeants ont préféré l’apaisement à la confrontation.

Un raisonnement à courte vue - celui qui consiste à flatter l’ego de Trump pour calmer ses instincts vengeurs - n’a fait que renforcer un président qui, comme tout intimidateur, prend un plaisir évident à exploiter la faiblesse des autres.

Le pape Léon XIV, lui, rejette clairement toute logique d’apaisement face à la coercition et à la haine.

Contrairement à de nombreux dirigeants occidentaux qui masquent leurs réserves derrière des formules prudentes, Léon XIV a pris publiquement position contre les architectes d’une guerre qu’il juge désastreuse.

En cela, il s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur, le pape François, tout en poussant plus loin une critique ferme du pouvoir autoritaire.

Alors que la plupart des dirigeants des démocraties libérales se montraient réticents à condamner certaines positions américaines, Léon a exprimé clairement ses objections.

« Comme nous le savons tous, il y a aussi eu une menace contre tout le peuple iranien, et cela est véritablement inacceptable », a-t-il déclaré en italien.

Il a appelé chacun à réfléchir profondément au sort des innocents pris dans l’escalade du conflit.

Sans surprise, ces propos ont suscité des réactions hostiles chez Donald Trump et ses soutiens, pour qui la compassion envers les innocents reste un concept étranger.

Trump et ses alliés ont présenté cette guerre comme une sorte de “guerre sainte” justifiée par des arguments religieux.

Le pape a rejeté catégoriquement cette lecture.

Dans une homélie, il a affirmé que Dieu ne saurait être invoqué pour justifier la guerre.

« Leurs mains sont pleines de sang », a-t-il rappelé.

Sans nommer directement ses cibles, ses critiques visaient clairement les partisans les plus fervents de cette guerre.

Le pape a également dénoncé « l’illusion de toute-puissance » qui alimente les logiques de guerre.

Trump et Benjamin Netanyahu apparaissent ainsi, dans cette analyse, comme deux figures animées par une même quête de domination.

Il a appelé à mettre fin aux violences et à privilégier le dialogue et la médiation plutôt que la course à l’armement.

La réponse américaine, elle, a été marquée par un ton de fermeté, voire de menace.

Un responsable du Pentagone aurait averti un représentant du Vatican que les États-Unis disposent de la puissance militaire nécessaire pour imposer leur volonté.

Face à cette pression, le pape Léon a répondu avec fermeté.

« Je n’ai pas peur de l’administration Trump ni de parler ouvertement du message de l’Évangile », a-t-il déclaré.

Selon lui, la véritable force réside dans la clarté morale, et non dans la domination.

Dans ce face-à-face symbolique, le pape oppose la dignité et la conscience au pouvoir brut.

Et c’est peut-être là, conclut l’auteur, que réside le message le plus dérangeant pour Donald Trump.

Al Jazeera

 

 

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Au cœur de l’Info - Flambée des prix du carburant : jusqu’où ira la crise ?

 

Dans Au cœur de l’Info cet après-midi : nouveau choc pour les consommateurs. Depuis minuit, l’essence et le diesel grimpent d’environ 10 %, sur fond de Price Stabilisation Account désormais déficitaire.

 

Et ce n’est peut-être qu’un début. Transport, produits de base, entreprises… toute l’économie est sous pression. Les consommateurs s’inquiètent et attendent des mesures fortes.

 

Jusqu’où ira la spirale ? Quelles réponses du gouvernement ?

 

Prem Sewpaul s’entretiendra en direct par téléphone avec le ministre du Commerce et de la Protection des consommateurs, Michaël Sik Yuen. 

Également sur le plateau : Chandan Jankee, économiste et ancien diplomate, et Radhakrishna Sadien, négociateur syndical. Réactions aussi par téléphone de Claude Canabady, secrétaire de la Consumers' Eye Association, ainsi que de représentants de la Mauritius Bus Owners Association et de l’Association of Mauritian Retailers.

 

Rendez-vous à 17 h sur Radio Plus. L’émission sera également diffusée en Facebook Live ainsi que sur la chaîne TéléPlus sur YouTube.

 

 

 

Prix des carburants : Haniff Peerun parle d’une hausse « injustifiée »

 

Le président du Mauritius Labour Congress (MLC), Haniff Peerun, critique la récente hausse des prix des carburants, qu’il juge  « excessive » et « injustifiée » qui pénalise la population.


Il estime que cette augmentation dépasse l’impact réel des tensions au Moyen-Orient sur le marché mondial et servirait davantage à renflouer les caisses de l’État. Selon lui, cette décision risque d’accentuer la pression sur le pouvoir d’achat des Mauriciens et d’entraîner une nouvelle hausse des prix des biens de consommation.

 

Haniff Peerun appelle ainsi les autorités à mettre en place des mesures concrètes pour protéger davantage les consommateurs face à la cherté de la vie.

 

 

Ils sont 90 Mauriciens à avoir quitté le pays hier pour un voyage hors du commun....

Cap d’abord sur le Brésil, point de départ d’un voyage qui se poursuivra en croisière à travers plusieurs régions du monde, entre l’Afrique, l’Europe et jusqu’à la Turquie.

Un itinéraire en plusieurs étapes, proposé par Appadoo Travel Tours.

 

Reportage de Thirooven Gengan

 

 

 

Des experts de l’ONU dénoncent une torture “institutionnalisée” dans les prisons israéliennes

 

Francesca Albanese, rapporteure spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés, a affirmé que la torture dans les prisons israéliennes est devenue institutionnalisée, estimant que le cas de Marwan Barghouti révèle un système en « profonde dégradation morale et juridique ».

 

« J’enquête depuis un certain temps sur la torture dans les prisons israéliennes, et c’est pour cette raison que j’ai décidé de rédiger un rapport », a-t-elle déclaré à Al Jazeera, ajoutant que d’autres investigations ont conclu que « la torture devenait une pratique d’État ».

 

« Ce que j’ai constaté à travers des entretiens et les rapports reçus de survivants et de leurs avocats, c’est que la torture est totalement institutionnalisée - permise par la loi, protégée par les tribunaux et normalisée dans le discours public », a-t-elle poursuivi.

 

Elle a évoqué des passages à tabac, des tortures psychologiques ainsi que des négligences médicales, décrites comme courantes dans les prisons israéliennes.

 

Elle a également dénoncé de nombreux cas de violences sexuelles, affirmant que « tout cela vise à briser l’esprit des détenus en tant qu’êtres humains ».


Source : Al Jazeera

 

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