[Blog] La violence devient-elle une épidémie chronique qui bouscule le respect légendaire dont la société mauricienne est fière ?
Par
Democracy Watch Mauritius
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Democracy Watch Mauritius
Texte : « Camp-Thorel : la nuit où tout a failli basculer,….. une soirée de tensions qui interroge. » (Week-End dimanche 24 mai 2026)
Commentaires de DWM : Depuis quelques jours, les scènes de violence, bien souvent sur un fond de vengeance, affligent notre vie journalière et mettent en péril la sécurité même de l’ensemble de la société. Les hôpitaux, les écoles, les lieux de sport et de loisirs ne sont plus à l’abri d’une délinquance qui ronge le savoir-vivre du Mauricien et de la Mauricienne.
Democracy Watch ose dénoncer cette situation car elle révèle un mal-être collectif et une souffrance intérieure, car il y a une perte graduelle de notre pouvoir d’achat, un manque de confiance dans les dirigeants et une montée des tensions dans la société. Il ne faut pas que nous nous voilions la face. Nous faisons face à une anxiété sociale qui couve la possibilité d’exploser à tout moment et de renverser les valeurs fondamentales qui forgent le comportement de tout citoyen mauricien et l’équilibre communautaire dont nous jouissons.
Democracy Watch, qui agit comme un chien de garde, demande à la classe politique une remise en question, car elle a la responsabilité de veiller à préserver l’équilibre collectif d’une nation plurielle et avisée. Elle doit prendre conscience du mécontentement présent chez nos concitoyens, dont la patience est poussée à bout. Il est impératif que les politiciens de tout bord tentent d’en savoir plus sur la nature de ce mécontentement et de la déception qui nous anime.
Nous n’avons plus besoin de discours qui ont alimenté nos campagnes électorales ou qui continuent à parler des frasques d’un ancien régime. Nous souhaitons un service irréprochable et une attention particulière qui se pencherait sur une vision sociale, économique et institutionnelle porteuse de réformes appropriées dans un contexte géopolitique difficile.
Nous faisons donc appel aux dirigeants de notre pays et aux forces vives de la nation mauricienne pour enrayer cette épidémie au plus vite, car le danger d’une violence chronique est une épée de Damoclès suspendue au-dessus de notre tête. La responsabilité politique est de générer des décisions et des actions qui favorisent la cohésion sociale.
Cette violence chronique semble, à notre grand étonnement, s’inviter au cœur même d’une institution où le respect doit s’incarner et devenir un exemple salutaire pour la nation : l’Assemblée nationale. Que nos représentants élus soient conscients que leurs paroles et leurs actions peuvent provoquer une instabilité sociale qui serait néfaste et destructrice.
Platon, philosophe grec, pourrait nous inspirer face à ce fléau, car il estime qu’il faut harmoniser les intérêts divergents des différents groupes composant toute société. Cette unité harmonieuse est nécessaire, car elle permet à chacun de ces groupes de prospérer sans toutefois nuire aux autres.
Democracy Watch Mauritius