[Blog] Cri de coeur d’une mère : “Sov nou zenfan, sov nou, pa pou kapav viv dan lanfer”

Par Defimedia .info
Publié le: 12 mars 2026 à 10:19
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J’ai lu avec beaucoup d’intérêt les discours des intervenants et, avec une grande tristesse, les témoignages des parents de victimes dont les enfants sont toxicomanes, lors de la journée de partage et d’information organisée par les ONG engagées contre la toxicomanie dans le pays.

Je suis doublement inquiet à la suite des observations du Vice-Président de la République, lorsqu’il fait ressortir « qu’il reste quelques petits macadams à éliminer pour que la société civile, les ONG, les citoyens et l’État œuvrent de pair. Bien bizin enn rip tir. »

Le gouvernement, sorti des urnes en novembre 2024, nous avait promis une rupture dans la gouvernance des affaires.

La ministre de la Femme et de la Famille concède que « nous ne savons pas quelle est l’exacte ampleur des dégâts ».

Les cris du cœur des parents suffisent — « sov nou zenfan. Sov nou, pa kapav viv dan lanfer » — pour jauger l’étendue des ravages que la drogue fait dans le pays.

L’honorable Arianne Navarre-Marie parle de l’absence d’une cellule d’« éducateurs de rue », qui jadis faisaient un travail de fourmi afin de sensibiliser les jeunes aux méfaits de la drogue sur leur santé et de les soutenir durant cette difficile épreuve de réhabilitation.

Les animateurs des centres de jeunesse ultramodernes, des centres sociaux et des Village Councils ont un rôle très important à jouer pour encourager nos jeunes à pratiquer des activités saines. Je pense aux Youth Officers — Ramsamy, Pulton, José Allet, Goojah, Amine et autres — qui sillonnaient les quartiers sous leur responsabilité et encourageaient les jeunes à se regrouper en créant des « clubs ».

Dans les années 70, il y avait une trentaine de ces clubs dans les quartiers Trèfles, Stanley, Camp Levieux et Plaisance. Les Arlsey Rovers, les Joyeux Copains, les Dollar Boys ou le Tagore Cultural Circle faisaient la fierté de leur quartier, avec peu de moyens financiers mais des jeunes enthousiastes à servir leur mère patrie.

Ces quartiers susmentionnés sont devenus des terrains fertiles en matière d’addiction. Et c’est dans ces quartiers que résident le Vice-Président et ceux qui ont élu le Vice-Premier ministre, le ministre de la Jeunesse et des Sports et le ministre délégué au Tourisme.

« Mo espere mo pann vers mo larm dan vid », implore cette mère de 35 ans dont le fils est devenu un esclave de la drogue.

Alors, quels sont ces petits macadams durs qui contre-carrent un 60-0 ?

Pour citer Cadress Rungen : « Si pa fer atansyon, pei pou crash. »

Par Jay K. Hurry

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