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Blockchain : l’absence de Maurice lors des conférences internationales décriée

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La startup mauricienne, IAME, a participé à trois conférences internationales majeures sur le thème de la technologie de la blockchain en avril et mai 2018. Il y a d’abord eu la Blockchain Expo Global à Londres au Royaume-Uni, puis le Future Blockchain Summit à Dubaï aux Émirats arabes unis, et enfin Consensus à New York aux États-Unis.

Les dirigeants d’IAME regrettent que Maurice n’a pas été officiellement représenté lors de ces événements alors que le pays souhaite devenir une plateforme internationale de la blockchain et des technologies annexes comme la crypto-monnaie et la fintech.

« Cela s’est fortement ressenti lorsque nous avons vu des délégués de toutes les juridictions offshore promouvoir activement leurs pays. Parmi les plus notables, il y avait Malte, Cayman, Gibraltar, Jersey et Liechtenstein qui étaient très actifs. Cependant, en tant que startup mauricienne, nous avons pris la responsabilité de représenter Maurice », indique Nathaniel Tsang Mang Kin, d’IAME.

Quand nous lui demandons pourquoi Maurice aurait dû être représenté officiellement lors de ces conférences, il cite l’exemple de Malte. Nathaniel Tsang Mang Kin indique que suite au travail de ses délégués dans ces conférences en 2017, le cadre légal du pays a été revu pour encourager l’implémentation de compagnies spécialisées sur le territoire.

« Quelques jours après l'annonce de nouveaux règlements, des firmes telles que Binance et OKex ont annoncé une délocalisation à Malte. Nous parlons d'entreprises qui génèrent des milliards de dollars de revenus et qui vont être taxées à Malte où elles peuvent créer des milliers d'emplois », souligne Nathaniel Tsang Mang Kin.

Il ajoute que la mise en œuvre des projets d’IAME à Maurice dépendra du futur cadre réglementaire mauricien. « Nous croyons fermement que la blockchain est le prochain miracle économique attendu par les Mauriciens. Et en tant que première société locale de blockchain, nous sommes prêts à aider toutes les entreprises mauriciennes qui souhaitent saisir cette opportunité. »