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Blessés, deux enfants subissent l’ablation d’un testicule : «Mo zanfan pou bizin swiv tretman a vi», dit Jenisha  

Le petit Rohan, (prénom fictif) du haut de ses 7 ans revient de loin. L’enfant, qui vient tout de juste d’intégrer un établissement primaire privé, a reçu des coups de pied aux parties génitales, le jeudi 12 mai, d’une camarade de classe. Gravement blessé, il a subi l’ablation d’un testicule.

C’est un véritable cauchemar éveillé que vivent les proches de cet écolier de 7 ans. Depuis qu’il a subi l’ablation d’un de ses testicules, le dimanche le 15 mai dernier, il est alité. « Mo zanfan pou bizin swiv tretman tout lon so lavi », lâche avec regret Jenisha, la mère de l’enfant. Cet incident est venu bouleversé la vie du petit Rohan.

La mère du petit Rohan confie que son fils se remet douloureusement de ce traumatisme.
La mère du petit Rohan confie que son fils se remet douloureusement de ce traumatisme.

Abhishek, 32 ans, le papa de l’écolier, explique que ce dernier n’a pas conscience de ce qui lui arrive. « À son âge, comment lui donner des détails de ce qu’il a subi ? » dit-il désemparé. Il n’y a pas longtemps, Rohan sautillait dans la maison. « Li enn zanfan bien aktif e intelizan. Zame li pann donn so mama okenn problem », poursuit le trentenaire.

Rohan fréquentait une école primaire privée. Puis la pandémie de Covid-19 est survenue. Avec tout le chamboulement que cela a entraîné, ses parents ont préféré de ne pas l’envoyer à la même école, une fois la reprise des classes. « Mon épouse et moi avons bien réfléchi avant de l’inscrire dans un autre établissement. J’ai déjà réglé l’écolage pour toute une année », explique Abhishek. 

« Dès le départ, nous avons remarqué qu’il a avait quelque chose qui clochait. Ses affaires disparaissaient... Ena bann zelev ki ti pe takinn li. Enn zour, zot inn kasiet so sak tifine. Mo madam inn telefonn lekol », raconte le père.

Le couple était, cependant, loin de se douter de ce qui allait se produire. « Le jeudi 12 mai, mon fils est rentré à la maison et s’est plaint de douleurs au ventre. Il a été pris de vomissements. Nous avons pensé que c’était une gastro. Nous l’avons conduit chez un pédiatre qui lui a prescrit des médicaments contre la gastro », se souvient la maman. 

Rohan n’a pipé mot sur le coup qu’il avait reçu à l’école. « Vandredi so vant ti pe kontinie fermal. Nou finn amenn li lopital. Linn regagn medsinn pou gastro. Dokter-la dir li pou pran inpe zour pou li korek », explique le père de l’enfant. 

Samedi, la santé du petit ne s’était toujours pas améliorée. « Nous lui avons donné les medicaments prescrits par le médecin » dit Jenisha.

 Dimanche, l’état de l’enfant s’est détérioré. « Il est très indépendant pour son âge. Nous n’avons pas besoin de lui dire ce qu’il faut faire. Ainsi, il prend lui-même son bain et s’habille tout seul », explique le père. « Dimans, ler linn al begne, li ti nepli kapav marse. »

C’est alors que sa grand-mère est intervenue. « Mo pe dire pa normal ki apre tou sa zour-la, li pa ankor byen mem. Monn vini monn bes so sort. Lerla nou finn trouve koma so parti intim inn anfle », relate-t-elle.
Interrogé, Rohan confie alors ce qui s’est passé. « Il nous a expliqué qu’une fille de sa classe lui avait donné des coups de pied », dit le père de l’écolier. 

Le petit est aussitôt conduit à l’hôpital Victoria, à Candos. « Koma monn montre dokter mo garson, li dir mwa grav sa. Bizin opere deswit », racontee Abhishek.


La maman de l’écolier de 9 ans a rapporté l’affaire à la police.
La maman de l’écolier de 9 ans a rapporté l’affaire à la police.

Kavina : « L’élève qui a fait ça s’en était déjà pris à mon fils »

Après celui du petit Rohan*, 7 ans, voilà un autre cas qui interpelle. Darsh, âgé de 9 ans, écolier en Grade 4 dans un établissement primaire d’État dans le Nord de l’île, dit avoir aussi reçu un coup de pied aux parties intimes. L’incident s’est produit le vendredi 13 mai dernier, à l’heure de la récréation. Sa santé s’étant détériorée, il a dû subir l’ablation d’un testicule le lundi 16 mai dans une clinique.

Kavina, la maman de Darsh, est remontée. « Mon fils va devoir vivre avec ce traumatisme », lâche-t-elle. Son fils, dit-elle, est souvent importuné par un élève de sa classe. « L’enfant qui lui a fait ça s’en était déjà pris à mon fils alors qu’il était en Grade 1. Il lui avait coincé le doigt avec une table. Il avait fallu lui enlever un ongle », avance-t-elle. L’école avait été alertée. 

La mère explique que son enfant se confie peu sur ce qui se passe au sein de l’école. « An tan ki paran nou demann li koma so lazourne inn pase. Ena kitkoz li pa dir », confie-t-elle. Le vendredi 13 mai, quand le petit est rentré de l’école, il n’a rien dit à ses parents. Ce n’est que dans la nuit de dimanche, que Darsh s’est plaint de douleurs. « Ver trwazer, linn leve. Li dir li pe gagn douler. Li pa ti pe kapav tini. Ler mo gete, monn trouve so parti intim, inn anfle. Monn dir li al fer pipi kav li pou kalme », raconte Kavina. 

Puis l’enfant s’est remis au lit. « 4 h 30, linn relev mwa. Li ti pe plore. Mo misie ti fini al travay katrer. Mo dir mo garson nou al lopital. Monn telefonn mo misie. Li dir mwa amenn li klinik », poursuit la maman. 
Une fois sur place, l’enfant a été examiné. C’est ainsi qu’elle a appris ce qui s’est passé. « Dokter-la inn dir li bien grav sa. Li dir bizin opere an irzans. Kan li pe demann mo garson kinn arive, lerla monn aprann ki so kamarad inn bat li enn kou dan so parti », relate-t-elle. 

À la sortie du bloc opératoire, le chirurgien a expliqué aux proches de l’enfant, qu’il a dû subir une ablation du testicule. « Inn dir nou kinn rod mett li en plass e mett solition me pann kav. Li tinn fini sanz kouler. Inn bizin enlev testikil-là », déplore-t-elle. 

« Lundi, je suis allée voir la maîtresse d’école. J’ai eu une rencontre avec les parents de l’autre enfant. Ils se sont excusés », dit Kavina. 

Cependant, dit-elle, son fils souffre encore. Il ne peut se rendre à l’école. « Il doit être assisté pour tout », lâche la maman qui a rapporté l’affaire à la police jeudi. 

Le ministère de l’Éducation a soutenu être au courant de ce cas et affirme suivre la situation de près. 

Le Dr Mahendra Kumar Awotar, urologue : «Il est possible de mener une vie normale après une ablation» 

Le Dr Mahendra Kumar Awotar explique que de nombreuses circonstances peuvent mener à l’ablation d’un testicule. « Il peut y avoir une torsion dans le cordon du testicule, ce qui peut éventuellement affecter la circulation du sang et rendre le testicule non viable. Cela peut se produire dans de multiples circonstances. Il y a déjà eu un cas où une personne qui voyageait dans un autobus a eu un testicule endommagé. En se levant, alors que le véhicule s’arrêtait, il s’est pris un coup contre le siège. Il a dû subir une ablation », dit-il.  

En ce qu’il s’agit d’un enfant, le médecin fait ressortir que cette intervention est effectuée pour ne pas mettre sa vie en péril. « C’est une intervention qui comporte peu de risques et dure 15 à 20 minutes. Elle est pratiquée dans l’unique but de sauver le jeune patient. Ce dernier doit être au repos pour récupérer. Il est tout ♪à fait possible de mener une vie normale après l’ablation d’un testicule », précise-t-il. Cependant, l’enfant doit être bien encadré. « C’est l’aspect psychologique qu’il faut surtout ménager. On ne doit pas lui rappeler constamment cet épisode », souligne le spécialiste.

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