Blanchiment et trafic de drogue dans l’Ouest : la FCC cible Gino Meetun, soupçonné d’être le nouveau caïd de Ti-Rivyer
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Depuis la chute de Gros Derek, Gino Meetun s’est imposé comme l’un des principaux acteurs du trafic de drogue dans l’ouest du pays. Soupçonné de blanchiment d’argent via ses activités commerciales, il est désormais inquiété par la Financial Crimes Commission (FCC).
Durant ces deux dernières années, Gino Meetun aurait connu une ascension fulgurante. Entre trafic de stupéfiants et mécanismes bien rodés pour blanchir l’argent, il est décrit par les agents de terrain comme le nouveau caïd de l’Ouest. Jonglant entre activités illicites et affaires légales, logeant dans une demeure imposante et ultra-luxueuse, il était dans le viseur de la brigade antidrogue (Adsu) depuis une dizaine d’années. Une source confie : « Linn fini ranplas Gro Derek. Li ena 4x4, Audi, kamion lor so non. Apre boukou dibien linn aste lor pret-non dan Ti-Rivyer mem. »
Épinglé par la Financial Crimes Commission (FCC) lors d’une opération d’envergure menée avec le soutien d’unités de police, Gino Meetun, déjà fiché auprès de l’Adsu, était dans le collimateur de la brigade antidrogue depuis plusieurs années. Plusieurs interventions avaient tenté de le cibler, mais à maintes reprises, il s’en était sorti, les enquêteurs n’ayant pu le coincer en flagrant délit.
À Cité Richelieu, la construction de sa demeure intrigue, certains limiers la qualifiant de « véritable forteresse ». Les renseignements glanés par les Field Officers évoquent également un cadeau d’anniversaire offert à sa compagne pour ses 35 ans : « Linn donn enn bel BMW kado madam-la. »
L’entourage du suspect est également jugé problématique. Un proche de sa partenaire avait été épinglé pour trafic de drogue. Après plusieurs opérations infructueuses de l’Antidrogue, Gino Meetun aurait gravi les échelons du trafic, s’imposant désormais comme le nouveau « roi » de Ti-Rivière (Petite-Rivière) et l’un des caïds de l’Ouest, depuis la chute de Gro Derek, suivi de Franklin.
Outre ses présumées activités illicites, il aurait mis sur pied un mécanisme complexe de blanchiment d’argent provenant du business des stupéfiants. Officiellement, Gino Meetun opère dans la rénovation et la construction de bâtiments, ses transactions déclarées se faisant principalement par chèques bancaires. Il aurait également décroché deux importants contrats pour des travaux de rénovation à grande échelle dans des établissements hôteliers.
Ses acquisitions à son nom ont été réalisées via des emprunts bancaires, jugés réguliers, facilitant ses demandes de financement pour ses activités commerciales. L’argent généré aurait aussi permis la création de sociétés dans le secteur du transport, notamment GM–JS Transport Services Ltd. Il aurait multiplié les structures afin de complexifier le traçage des flux financiers et s’est diversifié dans le commerce avec l’ouverture d’un libre-service dans son quartier. Il s’était bâti une réputation de « Big Boss », circulant à bord d’un imposant 4x4 Toyota arborant la plaque personnalisée « MEETUN ».
Désormais, Gino Meetun devra fournir des justificatifs à la FCC sur la provenance des fonds ayant permis ces acquisitions. La commission devrait procéder à une évaluation des biens acquis, notamment la maison et les véhicules, pour estimer l’ampleur des sommes impliquées, déjà évaluées à plusieurs dizaines de millions de roupies.
Affaire à suivre.