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Blanchiment d’argent : peine réduite en appel pour Bibi Hapsa Khoyratty

La Cour suprême

Condamnée par la cour intermédiaire à trois ans de prison, Bibi Hapsa Khoyratty, une marchande de rue, a obtenu en appel, une réduction de peine. Les juges Rita Teelock et Shameem Hamuth-Laulloo ont commué, le mardi 20 novembre 2018, la sentence en une peine de dix-huit mois de prison. 

L’accusée, qui était représentée par Me Jacques Panglose, a été jugée coupable sous deux accusations de blanchiment d’argent devant la cour de première instance. Elle avait transféré une somme de Rs 45 153 sur le compte d’Harry Ngala Sakina, au Kenya, le 20 octobre 2010. Cela en ayant recours à une intermédiaire, en la personne de Rasoolbee Korimboccus, une sexagénaire habitant Port-Louis. Elle a également été reconnue coupable d’avoir transféré Rs 44 850 à Victor Opiyo Oduor, au Kenya, le 21 octobre 2010, cela en ayant recours, une nouvelle fois, à un intermédiaire, nommément Marcellino Daniello Bootshah, un habitant de Terre-Rouge, âgé de 34 ans. Selon la police, ces montants proviennent du trafic de drogue.

La Cour suprême a, dans son verdict en appel, relevé que l’accusée avait initialement plaidé non coupable à l’appel de son procès, le 16 novembre 2015, en cour intermédiaire. Toutefois, le 15 mai 2017, elle s’est ravisée et avait plaidé coupable sous les deux accusations retenues contre elle.

Peine excessivement dure

Bibi Happa Khoyratty, âgée de 39 ans au moment des faits, avait soutenu, en appel, que la peine était excessivement dure et aussi que la cour intermédiaire n’aurait pas pris en considération les circonstances atténuantes. Notamment son casier judiciaire qui était jusque-là, vierge. Et également le fait qu’elle a coopéré avec la police et qu’elle n’a pas été impliquée, dans des délits de vente ou encore d’importation de drogue.

Dans leur verdict, les juges Rita Teelock et Shameem Hamuth-Laulloo ont statué qu’à la lecture des dépositions de l’accusée, on ne peut dire « qu’elle a fourni une information pertinente à la police sur le réseau. Plus important, elle faisait partie de ceux qui cachaient les recettes du trafic de drogue. » Toutefois, prenant en compte les faibles sommes d’argent qu’elle a blanchies, les juges estiment qu’une réduction de peine s’impose dans l’affaire.

Dans les faits, Bibi Hapsa Khoyratty avait été poursuivie aux côtés du présumé caïd Curly Chowrimootoo, en cour intermédiaire. Celui-ci, avait écopé de cinq ans de prison pour un délit similaire.