Blanchiment d’argent : l’avocat de Gro Derek veut mieux préparer la défense

Par DEFIMEDIA.INFO . O commentaire
Gro Derek

Le procès intenté par la commission anti-corruption à Rudolph Derek Jean Jacques, dit Gro Derek, et à cinq autres personnes, n’a pu être pris sur le fond,  le mardi 15 mai, en cour intermédiaire. L’avocat de Gro Derek, Me Deepak Rutnah, a demandé un renvoi dans le but de mieux préparer la défense de ses clients.

Gro Derek, son père, Louis Roger Jean Jacques, Dharamdeo Balkissur, Bruno Wesley Casimir, Roukesh Hemraj et Jean Fabrice Danilo François ont comparu ce mardi 15 mai, en cour intermédiaire devant le magistrat Pranay Sewpal. Les six prévenus ont plaidé non coupable aux accusations retenues contre eux.
À l’appel du procès, Me Deepak Rutnah, représentant Gro Derek, Louis Roger Jean Jacques et Jean Fabrice Danilo François, a informé la cour qu’il a reçu le dossier de ses clients en mars 2018, alors qu’il avait logé sa demande  depuis l’année dernière.

L’homme de loi devait faire part des incohérences qu’il a notées dans la pagination des documents qu’il a reçus. Il a aussi affirmé qu’il n’a pas eu des instructions claires de Gro Derek, car il n’a pas pu le confronter aux documents qu’il a reçus. La raison est qu’il n’a pas eu accès à la prison.

Suite à une conversation avec l’avocat de l’Independent Commission Against Corruption (Icac) et le magistrat, Me Deepak Rutnah a déclaré qu’il contactera les autorités pour pouvoir rencontrer son client à la prison. Il a, de ce fait, demandé un renvoi pour mieux préparer la défense de ses clients

Treize accusations contre Gro Derek

Gro Derek, un mécanicien de 30 ans résidant à Cité Richelieu, fait face à treize chefs d’accusation. L’Icac lui reproche d’avoir fait l’acquisition de plusieurs véhicules avec l’argent de la drogue. Gro Derek aurait, en avril et mai 2012, remis deux fois la somme de Rs 2,5 millions à Roukesh Hemraj pour financer la construction d’une boîte de nuit et l’achat d’équipements en Chine. Il est aussi soupçonné d’avoir remis Rs 200 000 à Hayeshan Madarbaccus, en mai 2012, pour que celui-ci lui apporte de l’héroïne de Madagascar. Il lui est reproché d’avoir financé la construction d’une structure en bois à sa résidence au coût de Rs 350  000, argent qui proviendrait du trafic de drogue.