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Bissoon Mungroo après son arrestation : «Kot monn foté ?»

« Kot monn foté ? Montré mwa, kot monn foté ? », s'interroge Bissoon Mungroo à sa sortie de la New Court House ce jeudi après-midi 29 octobre. Le directeur des compagnies Gitanjali Co. Ltd et Mungroo & Sons Ltd, âgé de 70 ans, a fait une déclaration à la presse après sa comparution devant la justice. 

L’habitant de Montagne-Blanche a été arrêté, ce matin, par une équipe de la Commission anticorruption (Icac). Ce, dans le sillage de l’enquête sur l’achdeat d’équipements médicaux sous l’Emergency Procurement pendant le confinement. Une accusation provisoire de blanchiment d'argent a été retenue contre lui.

Selon l'acte d'accusation, une somme de Rs 4, 950, 000, dont la totalité ou une partie, soupçonnée de provenir d'un délit, a été découvert sur son compte bancaire en juin 2020. 

« Seki in foté, li li bizin peye. (…) On a déposé une motion [pour la radiation de la charge, Ndlr] qui sera entendue le 10 décembre prochain. J’ai confiance en la justice. Tout le monde peut voir qu’il s’agit d’une persécution. 'Mwa mo pan foté ditou. Mo dir ou à 100 % zero fot », a déclaré Bissoon Mungroo avant de lancer ceci : 

« Ki ou appel ‘money laundering’? Gouvernman pey ou enn chek, verse sa dan ou konpt. La bank pey seki bizin peye. Balans reste apel sa ‘money laundering’ ? La kour pou dir kisanla kin foté. Fote se sa dimoun kin pran sa desisyon la pou met sa ‘provisional’ la. Si l’officier la li pe fer so guru plezir, korek ». 

Voulez-vous dire qu’il s’agit d’une arrestation arbitraire ? lui demande un journaliste.  « A 200 % ! », réplique Bissoon Mungroo. 

Vous avez donc importé ces masques en toute bonne foi ? « A 100 %. Mo ‘tender’ inn aprouve », répond l’homme d’affaires à une autre question de la presse.  

Par ailleurs, selon une source de l’Icac, il est reproché à Bissoon Mungroo de n’avoir pas soumis des documents sur le prix de masques lors d’un exercice d’appel d’offres. Ses compagnies auraient décroché des contrats totalisant Rs 10 millions pour la fourniture de masques N-95 et STC 3, respectivement, dans le cadre de la crise sanitaire liée à la Covid-19.

Ces contrats, selon l’enquête de l’Icac, auraient été avalisés sans que les deux compagnies aient soumis des documents nécessaires sur le prix des masques, selon les procédures établies par le ministère de la Santé.

 

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