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Bétail importé du Mozambique : le débarquement autorisé est une mesure exceptionnelle

Par Stephan Douce
Publié le: 22 July 2026 à 12:00
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Arvin Boolell a expliqué que le débarquement du bétail avait été autorisé en raison du stress subi par les animaux après un long séjour en mer.
Arvin Boolell a expliqué que le débarquement du bétail avait été autorisé en raison du stress subi par les animaux après un long séjour en mer.

Le débarquement du bétail importé du Mozambique était une décision « exceptionnelle et ponctuelle », affirme Arvin Boolell. Le ministre de l’Agro-industrie assure que toutes les précautions sanitaires ont été prises et qu’un contrôle strict des animaux est assuré.

Le gouvernement assume pleinement sa décision d’autoriser le débarquement du bétail arrivé du Mozambique, malgré les interrogations suscitées par les risques sanitaires. Face à la polémique, le ministre de l’Agro-industrie, Arvin Boolell, a assuré mardi qu’il s’agissait d’une mesure « exceptionnelle et ponctuelle », prise dans un contexte de force majeure afin de préserver à la fois le bien-être animal et la biosécurité du pays.

Lors d’une conférence de presse, le ministre a expliqué que les animaux avaient subi un stress important après un long séjour en mer. Selon lui, les maintenir à bord du navire aurait représenté un risque encore plus élevé. « Ce n’était pas une décision facile », a-t-il déclaré, précisant que toutes les précautions nécessaires avaient été prises avant leur transfert vers un centre de quarantaine.

Avant le débarquement, une équipe du ministère de la Santé publique et des services vétérinaires a procédé à une inspection du navire. Si les animaux ont été jugés très fatigués, aucun signe apparent de maladie grave n’a été constaté, bien que plusieurs décès aient été enregistrés durant la traversée. Arvin Boolell a également évoqué les difficultés rencontrées pendant le voyage, notamment le manque prolongé de nourriture, des problèmes d’approvisionnement en eau et des contraintes liées au ravitaillement du navire.

Les animaux ont ensuite été acheminés vers le centre de quarantaine de Hubaro dans des camions spécialisés, dans le respect des normes sanitaires, phytosanitaires et des règles de biosécurité, a assuré le ministre. Des prélèvements sanguins ont été réalisés et envoyés à l’Onderstepoort Veterinary Institute, en Afrique du Sud, afin de confirmer les résultats des analyses.

Selon les premiers examens, certains animaux pourraient être des « porteurs sains ». Le ministre a toutefois insisté sur le fait qu’aucune conclusion ne pouvait être tirée avant les résultats définitifs du laboratoire sud-africain. Si une maladie était confirmée, les protocoles internationaux seraient appliqués, pouvant aller jusqu’à l’abattage des animaux concernés sous contrôle vétérinaire.

Arvin Boolell a enfin rappelé que Maurice ne pouvait pas simplement refuser l’accès du navire à ses eaux territoriales, invoquant les dispositions du droit maritime international, la Convention des Nations unies sur le droit de la mer ainsi que les avis juridiques du State Law Office. Il a réaffirmé que la protection de la biosécurité et de la santé publique demeurait la priorité du gouvernement.

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