Politique

Bérenger : «Pas d’alliance, pour le moment…»

Ya-t-il un rapprochement entre le Mouvement socialiste militant (MSM) et le Mouvement militant mauricien (MMM) dans l’air ? « Pas question d’alliance ou quoique ce soit, pour le moment… », répond Paul Bérenger, leader du MMM, à une question du Défi Quotidien.

C’était lors d’une conférence de presse au Committee Room de l’Assemblée nationale, mardi. « Il n’y a pas lieu de koz-koze, ou d’alliance », ajoute-t-il. Selon nos informations, il y a cependant des échanges d’informations entre les deux formations politiques.

Par contre, Paul Bérenger affirme que les députés du MMM voteront en faveur du Declaration of Assets Bill, qui a été pris en première lecture, mardi, à l’Assemblée nationale. Et cela même s’il affirme ne pas être totalement d’accord sur tous les points. Notamment, la clause qui traite de la publication de la déclaration des avoirs. Elle reste trop vague à son goût et mérite d’être détaillée davantage.

« Nous sommes certainement en faveur de voter pour le projet de loi. Nous allons proposer des amendements, mais même s’ils ne sont pas acceptés, on va voter pour », répond-il à une autre question du Défi Quotidien.

Additional seats : un non-sens

Mais, pour ce qui est de voter en faveur de la réforme électorale, c’est une affaire légèrement différente. Pour Paul Bérenger, la réforme, qui a aussi été présentée en première lecture, mardi, reste dans sa forme actuelle inacceptable. Le gouvernement n’aura donc pas le soutien des six députés mauves. À noter qu’il manque sept voix pour permettre au gouvernement d’atteindre la majorité de ¾ nécessaire pour adopter le Constitution (Amendment) Bill. Pas de soutien du MMM, sauf, s’il est amendé. Pour Paul Bérenger, les « additional seats » sont un non-sens.  Le leader du MMM précise que cette proposition vise « à satisfaire les  caprices du ministre Mentor ».

 « Or, nous avons entendu que le gouvernement pourrait passer de 12 à 16 sièges pour la proportionnelle. S’il a  l’intention de changer cela, qu’il le fasse. Nous réagirons à la lumière des nouvelles propositions », dit-il.