Publicité

Bérenger affirme que la situation économique du pays est l'une des raisons derrière son départ

Par Shaïmaa Kurmally
Publié le: 25 mars 2026 à 14:04
Image
250326- berenger

Lors d’une conférence de presse tenue ce matin à Riverwalk, Floréal, le leader du MMM, Paul Bérenger, est revenu sur les raisons de sa démission du poste de vice-Premier ministre, mettant l’accent sur ses profondes préoccupations économiques.

S’il affirme ne pas avoir souhaité quitter le gouvernement, Paul Bérenger explique avoir pris cette décision par devoir envers le pays, face à ce qu’il considère comme une situation économique préoccupante.

Selon lui, Maurice se dirige vers « une grave catastrophe » si des mesures urgentes ne sont pas prises.

Parmi les principales raisons évoquées figure l’absence, selon lui, d’un véritable pilotage au ministère des Finances. Il estime que le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, ne dispose ni du temps ni de l’expertise nécessaires pour continuer à gérer ce portefeuille clé.

Paul Bérenger s’appuie également sur des indicateurs économiques inquiétants, notamment une croissance du PIB jugée insuffisante, ainsi que le risque de dégradation de la note du pays par Moody’s. Il cite aussi le rapport de l’Economic Development Board (EDB), faisant état de quelque Rs 47 milliards d’investissements privés bloqués en raison de lourdeurs administratives. 

Paul Bérenger souligne que le rapport de l’EDB propose, en conclusion, la mise en place d’un mécanisme inspiré du modèle de 2005 pour accélérer ces projets. Toutefois, il déplore que ce mécanisme n’ait jamais été mis en place, malgré plusieurs discussions avec le Premier ministre, Navin Ramgoolam. 

Par ailleurs, face à ces constats, Paul Bérenger dit craindre une détérioration rapide de la situation économique dans les mois à venir, évoquant même une possible crise. Il souligne que ces inquiétudes sont aujourd’hui accentuées par le contexte international. Cependant, il dit espérer que ce scénario ne se réalisera pas, mais prévient que dans le cas contraire, le pays ferait face à une grave crise économique.

Quelle est votre réaction ?
Publicité
À LA UNE