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Bébés infectés :13 nouveaux cas positifs à la Covid-19 au « shelter » de Cap-Malheureux

Des employés craint qu’il y ait encore de cas positifs.

Après que deux résidents du centre relais L’Oiseau du Paradis à Cap-Malheureux, l’un âgé d’un an et demi et l’autre de sept mois, ont été testés positifs à la Covid-19, vendredi et samedi dernier respectivement, un exercice de dépistage a eu lieu lundi. Si les autorités sont peu loquaces, il nous revient de sources sûres que six autres bébés et sept membres du personnel ont été infectés.

13 nouveaux cas ont été répertoriés au centre L’Oiseau du Paradis à Cap-Malheureux, hier lundi. Il s’agirait de six bébés, trois ‘handymen’ et quatre ‘care-givers’. Selon nos recoupements, les bébés sont actuellement en isolation au centre relais, alors que les employés sont en auto-isolement chez eux.

 Peu d’informations ont transpiré du côté des autorités sur les nouveaux cas de contamination à la Covid-19 au centre relais L’Oiseau du Paradis. Même le Shelter Manager que nous avons eu au téléphone n’a pas voulu faire de déclaration. Après la détection de deux cas positifs, notamment des bébés, un exercice de dépistage a été organisé. Les autorités ont été avares de commentaires sur ce dossier.

Des employés de L’Oiseau du Paradis ne cachent pas leurs inquiétudes. « Toux, peine à respirer et d’autres symptômes de grippe, c’est ce dont souffrait le bébé qui a été transporté à l’hôpital vendredi. Ceux qui ont été trouvés positifs lundi ont ces mêmes symptômes », indique-t-on. 
Ces employés ne comprennent pas pourquoi on a changé de care-giver, sachant que le bébé transporté à l’hôpital pouvait être positif à la Covid-19. « Il y a un care-giver qui a transporté le bébé à l’hôpital et a été remplacé par un autre le soir et un autre le lendemain. Bien qu’on était en attente des résultats du bébé, on ne devait pas exposer trois employés qui risquent désormais de contaminer leur famille à leur tour s’ils sont positifs », déplore-t-on.

 La crainte qu’il y ait encore d’autres personnes positives à la Covid-19 est palpable chez les employés. « Il y avait 18 bébés de 0 à trois ans dans la même chambre. Deux ont eu leur décharge et on compte 16 résidents. Dans une autre salle, il y a quatre pensionnaires de 12-15 ans. Il y a aussi 35 employés, dont six travaillent lors du même shift. On craint que d’autres cas soient recensés, sachant qu’il y a des employés qui sont actuellement malades », s’inquiète-t-on.

 Pour rappel, L’Oiseau du Paradis a été inauguré le 25 janvier 2021 comme annoncé dans le Budget 2020-21 et agit comme un centre temporaire pour les enfants enlevés de leur famille par la Child Development Unit (CDU) et qui sont en attente d’une décision de placement. L’établissement peut accueillir quelque 26 enfants qui ont été dans des situations de détresse ou de danger. Le but est de leur fournir un abri sûr avec des soins adéquats temporairement, en attendant qu’ils retournent au sein de la cellule familiale ou dans un centre alternatif.

L’Ombudsperson for Children préoccupée

Rita Venkatasawmy, l’Ombudsperson for Children, ne cache pas son inquiétude. « La Covid-19 fait rage dans le monde et il y a des choses qui sont hors de notre contrôle. Or, quand il y a des enfants en bas âge qui sont positifs, c’est toujours inquiétant », affirme notre interlocutrice. 
Elle déclare suivre la situation de très près. « Le centre est sous la charge d’un Shelter Manager. C’est sa responsabilité d’assurer la sécurité des enfants. Maintenant que ces bébés sont en isolement, il est important qu’ils ne soient pas dans la même chambre. D’ailleurs, en temps normal, une salle ne peut être surpeuplée, sachant que les enfants sont vulnérables », lance Rita Venkatasawmy.   

Stéphanie Anquetil : « J’espère qu’il y a une surveillance médicale »

C’est la députée du Parti travailliste, Stéphanie Anquetil, qui a tiré la sonnette d’alarme sur le cas du centre relais L’Oiseau du Paradis. « On est en train de parler de bébés. Je ne comprends pas pourquoi on a attendu deux jours pour faire le dépistage. Je crains que la situation ne soit hors de contrôle. Les bébés sont en isolement. J’espère que c’est sous surveillance médicale », lance-t-elle. 


 

 

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