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Beau-Bassin/Rose-Hill : Patrick Belcourt dénonce «un manque de cohésion et de vision»

Par Sharone Samy
Publié le: 17 avril 2026 à 10:52
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Un an après les élections municipales, le constat de Patrick Belcourt est sans appel. Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 16 avril à l’Hôtel St-Georges, le leader d’En Avant Moris a vivement critiqué la gestion de la ville de Beau-Bassin/Rose-Hill, pointant une absence de vision et de cohésion au sein de l’administration locale.

D’entrée de jeu, Patrick Belcourt a dressé un tableau préoccupant de la situation citadine. « Nous n’avons pas la justice, nous n’avons pas la compétence, ni la cohésion nécessaires pour construire quelque chose de solide pour le pays », a-t-il déclaré. Pour le leader d’En Avant Moris, les difficultés municipales ne sont que le reflet de dysfonctionnements plus profonds : « Un pays qui n’avance pas est un pays qui recule », a-t-il ajouté, élargissant son analyse au contexte national.

Face à ce qu’il qualifie de « manque de clarté », Patrick Belcourt réclame davantage de transparence. Il estime qu’un exercice de redevabilité rigoureux s’impose afin d’éclairer les citadins sur la gestion de leur commune. « Il est essentiel de venir expliquer clairement ce qui se passe, non seulement à Beau-Bassin/Rose-Hill, mais aussi à l’échelle du pays », a-t-il soutenu, déplorant un climat où certaines décisions sont prises sans réelle visibilité.

Le leader politique n’a pas caché sa déception quant au fonctionnement interne de la mairie. « Durant les premières semaines, j’étais observateur, mais surtout déçu », a-t-il confié. Il explique avoir abordé ce mandat avec un esprit constructif, animé par la volonté de soumettre des propositions concrètes, loin de toute politisation excessive.

S’il reconnaît l’engagement de certains employés municipaux, il insiste toutefois sur l’absence de cap stratégique. « Il y a une différence entre travailler dur et travailler intelligemment », a-t-il souligné. À ses yeux, l’incapacité d’adaptation locale est le symptôme d’une inertie nationale.

Patrick Belcourt déplore également l’absence de certains élus sur le terrain, estimant que cet éloignement des réalités quotidiennes fragilise le lien social. « Il est rare de voir certains conseillers auprès des habitants. Pourtant, c’est là que se construit la confiance », a-t-il affirmé.

Des doutes sur la gestion financière

Sur le plan financier, ses critiques se font plus incisives. S’appuyant sur son expertise, il affirme avoir examiné les comptes municipaux et y avoir décelé des anomalies. « Nous constatons des dépenses anormalement élevées et des retards dans certains projets », a-t-il avancé. En conclusion, le leader d’En Avant Moris appelle à une rigueur accrue dans la gestion des fonds publics pour répondre aux attentes des administrés.
 

 

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