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Béatrice Bijoux-Bellepeau : mère et femme entrepreneure, un défi de taille !

Béatrice Bijoux-Bellepeau Béatrice Bijoux-Bellepeau est la directrice des magasins Busy B.

Béatrice Bijoux-Bellepeau, la directrice des magasins Busy B ne fait pas dans la demi-mesure quand il s’agit de son bien-être. Sa priorité : sa famille. À la tête d’une petite entreprise de 40 employés, elle gère de main de maître son rôle de maman et de femme entrepreneure.

Bien dans sa peau. C’est    en ces termes qu’on peut qualifier cette belle quadragénaire qui a d’ailleurs tronqué sa chevelure bouclée contre une coupe ultracourte, depuis deux mois. Une nouvelle coupe qui lui sied bien.

« Mes longs cheveux étaient en quelque sorte ma signature. Mais avec l’âge, et le temps que je perdais pour les entretenir m’ont poussé à faire le grand saut. Je ne regrette pas ma décision et aujourd’hui je me sens bien. D’autant plus que j’ai récupéré ce temps perdu devant le miroir à faire autre chose de plus constructive », explique Béatrice Bijoux-Bellepeau, maman de Xavier et de Raphaël.

Le temps, une denrée rare pour Béatrice qui jongle entre ses diverses obligations. Mère et épouse comblée, elle se consacre beaucoup à son business, qu’elle a lancé en 2007. Et pourtant, c’est dans le journalisme qu’elle avait pris son envol il y a plus de 23 ans. Après avoir travaillé à la station de télévision nationale et dans la presse écrite, elle a abandonné plume, micro et caméra pour créer Busy B, un atelier de ‘goodies’ vestimentaires destinés aux femmes rondes qui veulent allier tendance et élégance, tout en mettant en avant astucieusement leur silhouette.

« Quand j’ai accouché, j’avais pris deux ans pour rester avec mon fils et ensuite, j’ai trouvé qu’il était difficile de continuer   sur cette lancée. Pour moi, c’était important de consacrer du temps à ma famille, et avec le boulot de journaliste, je savais que cela allait être difficile », confie Béatrice.
C’est ainsi qu’elle décide de mettre ses talents au profit d’une boîte d’événementiel. Ses compétences relationnelles et son sens de débrouillardise lui conduisent vers de nouveaux horizons.

Je préfère être moins riche, que de devenir riche aux dépens de mes employés»

« J’ai réalisé que les femmes rondes avaient toutes les peines du monde à s’habiller bien, car elles avaient du mal à trouver des vêtements tendance à leur taille. Les vêtements qui viennent de Chine sont conçus que pour les minces. Je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose à un prix abordable », explique Béatrice.

Elle lance Busy B en 2007 avec un concept unique à Maurice.

« Chez Busy B, nous adaptons les modèles grandes tailles aux minces. Nous gardons le même style, mais nous l’ajustons aux rondes. Au début, ce n’était pas un travail facile, car à la base, je ne suis pas styliste. Il fallait trouver les moyens de donner le même résultat tout en camouflant les bourrelets. Avec de l’aide, le travail s’est fait et aujourd’hui, Busy B propose des nouveaux modèles chaque semaine dans nos magasins à travers l’île », raconte notre locutrice.

Cependant, cette aventure n’a pas été de tout repos, car Béatrice n’avait pas prévu que Busy B prenne de l’ampleur aussi vite.

« À la base, je ne connaissais rien du monde des affaires. Je ne suis pas un gestionnaire. Je n’avais personne pour me guider. C’était du ‘trial and error’. J’ai dû prendre des cours de design et de management, entre autres, pour enrichir mes connaissances. J’ai vraiment galéré avant d’arriver à percer sur le marché. Ça a été un véritable parcours de combattant », raconte la directrice de Busy B.  « Au début, je pensais que ce travail allait me permettre de passer du temps avec ma famille, mais au final, ce n’était pas le cas. J’ai été chanceuse d’avoir l’aide de ma famille et de ma belle-famille. Cela m’a permis de profiter au maximum du peu de temps que je disposais avec mon époux et mes enfants. Puis, j’ai dû renoncer à ma vie sociale, au sport et à d’autres choses », dit Béatrice.

En 2015, elle décide de lancer son unité de production. Un autre défi, qu’elle relève, mais pas sans sacrifices.

« J’avais cette habitude de tout faire moi-même. Et le business a pris de l’ampleur et il a fallu m’adapter. J’ai appris à faire confiance aux autres et à déléguer. Aujourd’hui, je suis plus dans la stratégie, mais il faut qu’on soit toujours en avance ». Mais « qui ne tente rien n’a rien ». Ses nuits blanches, ses sacrifices et son dur labeur ont quand même porté leurs fruits. Aujourd’hui, Busy B compte quatre boutiques à travers l’île, et trouvera bientôt sa place sur le Net avec le lancement d’une boutique en ligne. Cependant, Béatrice n’est pas motivée par l’idée de devenir riche.

« Je préfère être moins riche, que de devenir riche aux dépens de mes employés. Je veux garder le contact avec mes employés et qu’ils soient motivés chaque matin pour venir au travail. Busy B a grandi avec ses employés et le respect joue un rôle important au sein de cette petite famille », confie Béatrice.

Toutefois, même si le travail prend beaucoup de son temps, Béatrice, grande adepte de Netflix, trouve son bonheur dans les séries et ne rate pas aussi l’occasion de faire de la lecture, mais sa priorité reste sa famille et son foyer.

« J’aime passer du temps avec les gens que j’aime, outre mes enfants, mon époux sans oublier ma famille et ma belle-famille. Pour la fête des Mères, nous allons tous nous réunir autour d’un déjeuner chez moi, où l’amour et le fou rire seront une fois de plus au rendez-vous », précise Béatrice.

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