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Béatrice Bijoux-Bellepeau: «Ma maison, mon refuge»

Elle est une femme à poigne qui a su rendre la mode plus « humaine ». La crise de la quarantaine, ce n’est pas son truc. Fashionista, elle l’est, mais mondaine, pas du tout. Rencontre. On ne naît pas une femme à poigne, on le devient. Et Béatrice Bijoux-Bellepeau est le parfait exemple de la femme entrepreneur qui jongle entre ses différentes responsabilités et projets, sans jamais perdre le Nord. Son caractère, son parcours et sa propension à réussir tout ce qu’elle entreprend font d’elle une femme d’affaires ambitieuse et déterminée. [[{"type":"media","view_mode":"media_large","fid":"18372","attributes":{"class":"media-image alignright wp-image-31326","typeof":"foaf:Image","style":"","width":"400","height":"267","alt":"B\u00e9atrice Bijoux-Bellepeau"}}]]En effet, Béatrice Bijoux-Bellepeau mène toujours à bon port chaque projet qu’elle entreprend, quitte à passer des heures et des nuits blanches. D’ailleurs, c’est pendant la nuit que cette boule d’énergie fonctionne le mieux. Et cela va sans dire que Béatrice Bijoux-Bellepeau  n’est pas une personne du matin. « J’ai besoin d’une heure pour comprendre ce qui se passe autour de moi après mon réveil », ironise-t-elle. Le sommeil est sacré pour une personne qui vit à 100 à l’heure et c’est aussi pour cette raison qu’elle adore faire la grasse matinée les dimanches.

Des soirées ciné

Pour se permettre quelques heures de sommeil, Béatrice bosse assidûment le soir. « Lorsque mon mari et mon fils sont au lit, je commence alors à hiberner pour créer de nouvelles collections. J’adore travailler à la maison, qui est mon refuge. » Ils sont actuellement à trois car Xavier, beau-fils de Béatrice, est en France pour ses études. Du coup, les soirées ciné à la maison se font à trois, avec un plateau de charcuterie et du fromage et un bon film. « Je déteste sortir. Aller aux soirées mondaines, ce n’est pas mon truc. Je préfère rester chez moi en famille plutôt que d’aller profiter des happy-hours dans les bars », confesse celle qui soufflera ses 40 bougies en septembre.
Pour Béatrice, c’est l’occasion de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur et faire le bilan. « Chaque événement de la vie a fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Donc, pas de regret, pas d’amertume. Les erreurs comptent aussi car elles m’ont aidée à avancer et me parfaire. La quarantaine est une nouvelle étape de ma vie. Je me sens beaucoup plus jeune dans ma tête. Je garde le même optimisme et dynamisme, et je suis surtout toujours passionnée par mon travail. » La productivité est à son plus haut niveau quand Béatrice travaille de chez elle, dans une ambiance décontractée. « Je dois être dans ma bulle, au calme pour être plus créative », fait-elle comprendre. Avec ce rythme de vie effréné, elle est reconnaissante d’avoir un époux qui fait la cuisine et qui s’occupe de Raphaël (12 ans) le matin. « J’ai horreur de cuisiner. J’ai grandi avec des parents qui étaient traiteurs. Il y avait toujours de la bouffe partout. On devait aider à préparer des trucs tous les week-ends. J’ai la chance d’avoir un époux qui aime l’art de la table et préparer de bons plats. Maintenant, je concocte des mets faciles et rapides lorsque mon mari est fatigué », souligne Béatrice.

Elle aime, elle déteste

Elle aime: son travail et la mode. Les deux font la paire de toute façon. Elle adore: sa relation d’amitié avec son époux fondée sur la franchise et le partage. Elle garde la forme avec: le yoga et son tapis roulant à la maison. Elle possède: une énergie débordante. Ses week-ends: en famille, dans la nature ou avec des événements familiaux. Son plus grand souhait: voir émerger un nouveau parti politique jeune et dynamique qui « pa get figir ». Son parfum préféré: Acqua di Gio Elle craque pour: les chaussures, surtout les espadrilles (le confort avant tout). Elle déteste: les gens malpolis qui se croient tout permis. Son plat préféré: le riz accompagné de haricots rouges, avec une rougaille de saucisses et achard. Sa boisson préférée: le mojito.

Difficile donc de réussir une carrière sans un époux compréhensif et le soutien de la famille, selon la femme entrepreneur. « Je n’aurais jamais été la femme que je suis s’il n’y avait pas mes parents, mes frères et mon époux pour m’aider », raconte-t-elle, tout en revenant sur son parcours, plus précisément quand elle a décidé de se mettre à son compte et de lancer Triple B, et ensuite Busy B.

La passion de la mode

[[{"type":"media","view_mode":"media_large","fid":"18371","attributes":{"class":"media-image alignleft size-full wp-image-31325","typeof":"foaf:Image","style":"","width":"400","height":"522","alt":"B\u00e9atrice Bijoux-Bellepeau"}}]]« Triple B était une société d’événementiel pour les enfants car je voulais faire quelque chose qui me rapprocherait de mes enfants. J’étais enceinte de mon fils Raphaël et je ne me voyais pas continuer cette vie trépidante de journaliste. Je voulais me poser, tout en me faisant plaisir et faire ce qui m’intéresse », se remémore Béatrice. D’aventure en aventure, la femme d’affaires lance Busy B, qui est devenue une de ses plus grandes passions. « Je ne me suis jamais vue devenir créatrice de mode. Mais c’est passionnant. Je passe des nuits blanches à créer et élaborer de nouvelles collections toutes les deux semaines », avoue Béatrice qui a lancé sa propre ligne de vêtements et ouvert son atelier logé à l’étage de son magasin rue Vandermeersch, à Rose-Hill. Businesswoman, Béatrice prend le temps de vivre et surtout de profiter de chaque moment familial. « Le samedi, c’est la course contre la montre avec mon fils Raphaël. Je suis alors maman taxi qui le dépose et le récupère après ses multiples activités. Par contre, le dimanche est sacré. C’est réservé à la famille », conclut celle qui habille les Mauriciennes de 15 à 95 ans.

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