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Bateau de croisière : 200 Mauriciens en attente

Les agences recrutant les Mauriciens pour les bateaux de croisière jugent que la situation est compliquée.

Près de 200 Mauriciens, sélectionnés pour travailler à bord de navires de croisière, voient leur départ compromis après la décision du ministère du Travail d’ordonner la suspension immédiate des activités de recrutement. Cette mesure, qui s’inscrit dans l’application de la nouvelle loi du travail, bouleverse à la fois les agences concernées et les candidats déjà engagés dans le processus.
 
Chandra Kumar Seepaul, Managing Director de CSCS International Manning Ltd, se dit choqué d’avoir reçu cette semaine une lettre lui demandant de cesser toute activité de recrutement. « Le processus pour près de 200 Mauriciens est déjà finalisé. Ils ont passé les entretiens, effectué les tests médicaux et 80 d’entre eux devaient embarquer dès cette semaine », explique-t-il. Mais depuis la directive du ministère, tout est à l’arrêt. « Sans l’autorisation du ministère, il nous est impossible d’envoyer ces Mauriciens travailler à bord », indique-t-il. Le recruteur estime qu’un moratoire de trois mois aurait permis aux candidats qui ont complété les formalités de rejoindre leurs postes. Il avance que plusieurs d’entre eux ont déjà démissionné de leur emploi en prévision de leur départ. « Dans ces conditions, je n’ai pas d’autre choix que de fermer mon bureau à Maurice et de recentrer mes activités à Madagascar et au Kenya, où nous avons des filiales », confie-t-il.

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Cette situation risque, selon lui, d’avoir des conséquences à long terme.  « Les compagnies de croisière ont des quotas à respecter. Faute de Mauriciens, je vais devoir pourvoir ces postes avec des Malgaches, Kényans, Tanzaniens et Sud-Africains. » Le danger, poursuit-il, c’est que ces compagnies finissent par se détourner définitivement de Maurice si elles constatent que le ministère freine les recrutements.

Situation complexe

Une autre agence de recrutement confirme la complexité de la situation. « Nous devons respecter les directives du ministère, sous peine d’amendes. Heureusement, aucune campagne active n’était en cours pour les croisières au moment de la décision », avance un responsable. 

Du côté du ministère du Travail, on précise que le dossier des nouveaux règlements, liés à la récente réforme de la loi du travail, a été abordé lors du conseil des ministres le vendredi 29 août 2025. « Une fois la loi finalisée et adoptée, nous inviterons les agences concernées à soumettre une nouvelle demande d’autorisation afin d’opérer en toute légalité. L’objectif est d’assurer une régulation stricte et transparente du secteur », explique le ministère. Toute agence de recrutement doit détenir un permis délivré par le ministère pour pouvoir exercer. Or, depuis 2023, aucune agence ne dispose de cette autorisation.

Les permis de travail désormais délivrés en version électronique

À compter du 1er septembre 2025, les permis de travail seront délivrés en format électronique. C’est ce qu’annonce le ministère du Travail et des Relations industrielles dans un communiqué le 29 août. Les employeurs recevront un courriel les invitant à se connecter au National E-Licensing System via le portail . Les documents seront disponibles sur le tableau de bord, dans la section « Permit ». Les nouveaux e-Work Permits seront signés électroniquement et comporteront un QR code. En revanche, certains documents resteront pour l’instant en format papier. Il s’agit notamment du Certificate of Exemption, de l’Employment Permit, du Work Permit for Jockeys et du Special Permit. Pour toute difficulté liée au téléchargement, un service d’assistance est disponible sur le 86003 ou par courriel à helpdesk-wp@govmu.org

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