Economie

Banque Centrale : vers un maintien du taux directeur à 3,5 %

Le Monetary Policy Committee (MPC) de la Banque de Maurice, présidé par le gouverneur Yandraduth Googoolye, se réunit le vendredi 9 novembre pour statuer s’il faudrait revoir à la hausse, maintenir ou reduire davantage le taux directeur. Un statu quo est attendu. La décision finale revient aux membres du MPC après qu’ils aient pris connaissance des dernières projections.

Le dernier changement dans le taux directeur est intervenu en septembre 2017. Le taux a été réduit de 0,5 % pour passer à 3,5  %, l’objectif étant de donner une nouvelle impulsion à l’économie et inciter en même temps davantage d’investissement dans des secteurs plus productifs. Depuis, le taux a été maintenu au même niveau, soit pendant quatre trimestres de suite.

« On donne une nouvelle direction au taux directeur soit pour donner un nouvel élan à l’économie ou pour stabiliser les prix. En se basant sur les récents indicateurs, il n’y aurait aucune urgence dans ce sens. La croissance estimée dans la fourchette de 3,7 % à 3,9 %. L’inflation, en glissement annuel au mois de septembre, a été de 1,9 %. Qui plus est, le taux directeur est à son niveau historique le plus bas. C’est fort improbable qu’on décide de réduire davantage », affirme le Dr Takesh Luckho, économiste et chercheur indépendant.

Le maintien prolongé d’un faible taux directeur devrait entraîner une dépréciation de la roupie par rapport aux principales devises étrangères. Selon les données disponibles sur le site de la Banque de Maurice, la roupie a progressé de quelque 9 sous face au dollar américain entre le 20 août (date la précédente réunion du MPC) et mardi 6 novembre.

« En tant qu’économie ouverte, on est sous l’influence des changements majeurs dans le monde. Or, il existe une stabilité relative si on exclut les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis. Le cours du pétrole a chuté après que les producteurs mondiaux se sont engagés à pomper davantage pour combler le déficit laissé par l’Iran dans le sillage des sanctions américaines », fait ressortir Takesh Luckho.

Le taux directeur, rappelons-le, sert de base à divers intérêts pratiqués par les banques commerciales. Une baisse signifie que les intérêts sur les prêts, cartes de crédit, diminuent. Une hausse du taux directeur entraîne une majoration des taux d’intérêts.