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Baisse des températures : l’hiver s’installe ce week-end

Par Jean-Marie St Cyr
Publié le: 18 June 2026 à 12:30
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thermometre
Le thermomètre va baisser d’un à deux degrés ce week-end.

Après un début de saison hivernale marqué par des températures plus douces que la normale, une véritable baisse du thermomètre est attendue ce week-end avec l’arrivée d’un système frontal. Toutefois, la situation hydrique demeure préoccupante, les précipitations étant insuffisantes pour enrayer la diminution des réserves.

Après plusieurs semaines marquées par des températures supérieures aux normales saisonnières, l’hiver devrait enfin s’installer à Maurice ce week-end. Le passage d’un système frontal, suivi du renforcement d’un anticyclone, entraînera une baisse des températures, des vents plus soutenus et des pluies fines sur les hauteurs.

Cette évolution était attendue par le Mauritius Meteorological Services (MMS), qui avait annoncé dès la fin avril un démarrage tardif de la saison hivernale. Dans son Winter Outlook, l’organisme indiquait que « les conditions hivernales seront légèrement retardées et s’établiront vers la fin du mois de mai 2026 ».

Si le froid a commencé à se faire ressentir dans certaines régions à la fin de mai et au début de juin, les températures sont restées relativement élevées pour la saison. Cette douceur inhabituelle a notamment favorisé la persistance du chikungunya, les moustiques vecteurs de la maladie étant généralement plus actifs lorsque les températures demeurent élevées.

Selon un météorologue du MMS, les températures observées ces derniers jours se situaient encore entre un et deux degrés au-dessus des moyennes habituelles pour un mois de juin. Cette situation est toutefois sur le point de changer. « Nous aurons dans les jours à venir des températures typiques d’un mois de juin, alors qu’au cours des jours précédents elles étaient plus élevées pour la saison », explique-t-il. « Si la température est d’un à deux degrés au-dessus de la moyenne saisonnière, durant le week-end, elle sera proche de la moyenne. » 

La température minimale devrait osciller entre 17,5 et 20,2 degrés Celsius en juin et la maximale entre 23,7 et 27,8 degrés.
La sensation de fraîcheur pourrait toutefois être plus marquée que ne le suggèrent les thermomètres. Le météorologue évoque un effet de refroidissement lié au vent. « Notre corps s’est habitué aux températures actuelles. Une baisse de deux degrés, accompagnée d’un renforcement du vent. accentuera la sensation de froid en raison d’un “wind chill effect”. »

À partir de dimanche, la vitesse du vent augmentera sous l’influence d’un anticyclone. Le temps restera venteux, notamment sur les hauteurs et les zones exposées.

Les données du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme confirment d’ailleurs l’arrivée d’une anomalie froide sur une grande partie du bassin du sud-ouest de l’océan Indien. Le phénomène s’explique par une poussée anticyclonique au sud du bassin. En se renforçant, cet anticyclone favorise l’advection d’une masse d’air plus fraîche vers le nord-est, faisant progressivement remonter de l’air d’origine australe vers Madagascar puis vers les Mascareignes.

Il ne s’agit toutefois pas d’un épisode exceptionnel, mais plutôt d’un retour à des conditions hivernales conformes à la saison après un début d’hiver austral particulièrement doux.

Si ce changement de temps devrait réjouir ceux qui attendaient de ressortir pulls et couvertures, il ne résoudra pas l’autre préoccupation du moment : le manque de pluie. Alors que plusieurs réservoirs affichent des niveaux préoccupants et que la CWA a déjà instauré des restrictions dans certaines régions, les météorologues rappellent que l’hiver demeure traditionnellement la période la plus sèche de l’année.

Pluviométrie déficitaire depuis janvier

L’été 2025-2026 s’impose comme l’un des plus secs enregistrés depuis 1904, et les prévisions annoncent désormais un hiver particulièrement aride. Avec seulement 889 mm de pluie cumulés entre novembre et avril, la saison estivale n’a atteint que 66 % de sa moyenne habituelle.

Après un mois de novembre pourtant excédentaire, un déficit hydrique majeur s’est installé. Janvier 2026 est ainsi devenu l’un des mois de janvier les plus secs en plus d’un siècle, avec 48 % de la pluviométrie normale. Le niveau le plus critique a été atteint en février avec 33 % de la moyenne de long terme (105 mm). La tendance s’est confirmée au cours des mois suivants et devrait s’aggraver durant la saison fraîche. Le MMS anticipe une pluviométrie bien en dessous des normales, avec des prévisions de seulement 80 mm en juillet et 63 mm en août.

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